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15/05/2006

Ayan Hirsi Ali en Amérique

Ayaan Hirsi Ali contrainte de s'exiler en Amérique. J'apprends cette honte par l 'excellent PAF.

Vers le Big Bang

On peut avoir le grade de Général et se comporter en bon petit soldat, comme nous le montre M. Rondot. Les députés de l'UMP ne mettrons donc pas davantage la sincérité au coeur, lorsque demain, ils s'abstiendront en bonne troupe de censurer Villepin. Parmi eux, une bonne centaine de Sarkozystes persuadés que le PM a utilisé l'Etat pour disqualifier son rival, leur héros. Une invraisemblance de plus dans cette Vème République qui est belle et bien morte, comme nous le dit d'ailleurs Marie-France Garaud qui en a été une vestale. Hybride dès le départ, ce système politique ni vraiment présidentiel ni vraiment parlementaire a basculé avec Chirac dans un césarisme autiste. Chirac a juste oublié de supprimer les élections, dans lesquelles le peuple, en désespoir de cause se réfugie à chaque fois un peu plus dans les extrêmes, trotskistes ou lepeniste. Un comble, alors que Chirac a été réélu contre le "danger" de l'extrême droite. Je veux bien croire à la présomption d'innocence- même si en matière politique elle signifie circulez y a rien à voir du côté du pouvoir- mais la liste des soupçons est quand même impressionnante.
Le PR dispose-t-il de fortunes à l'étranger, au bénéfice d'un enfant naturel et caché. A-t-il régulièrement détourné des fonds publics au cours de sa vie, soit à fins personnelles, soit pour financer sa carrière? Comment savoir puisqu'il ne répond pas à la convocation des juges (un tuyau pourri qu'il a sans doute revendu à Rondot?)
Le PM a-t-il, pour compromettre un adversaire politique, utilisé les services de l'Etat, à des fins de basse politique? Au moins, lui, accepte-t-il de répondre aux questions de temps en temps.
Le MAE a-t-il dévasté une chambre d'un palace marocain au cours d'une scène de ménage avec sa compagne, nuisant ainsi gravement au prestige de la France? De Gaulle n'eut sans doute pas toléré de tels comportements.
J'en passe.
On peut croire que les Français passerons bientôt à autre chose, à la faveur de la coupe du Monde. Zidane sauvera-t-il la République? Qu'un changement de PM au début de l'été sera moins coûteux pour Chirac. On peut le croire. On peut redouter le pire aussi, à moins d'un sursaut. A quand le Big Bang?

12/05/2006

Faut-il interdire Ahmadinedjad au Mondial?

On connait les arguments des partisans de cette mesure: En raison de ses propos révisionnistes répétés, de ses déclarations belliqueuses visant à "rayer Israël de la carte", la présence du president iranien en Allemagne, à Nuremberg berceau des lois raciales d'Adolf Hitler, pour soutenir l'équipe nationale serait une injure insupportable contre laquelle les Allemands devraient réagir sans tarder. Le raisonnement paraît sans faille moralement et il l'est. Au risque de surprendre, je considère que cette mesure serait non seulement impossible (Ahmadinedjad est un chef d'Etat et n'a pas besoin de visa pour se rendre en Allemagne) mais surtout une erreur politique. Certes, pour moins que cela, l'UE a pris des sanctions contre le président de la Belarus ou les dirigeants serbes ayant trempé dans le nettoyage ethnique, par exemple. Mais, jusqu'ici, ce qui est reproché au président iranien relève du délit d'opinion. Annoncer que l'on souhaite la disparition d'un pays est certes insupportable et doit être dénoncé et combattu. Cela ne signifie pourtant pas que l'on s'apprête à prendre les mesures necessaires pour arriver à cette fin, encore moins que l'on en a les moyens. De plus, comme le montrent les récentes déclarations de Shimon Peres ("l'anéantisseur pourrait être anéanti"), Israël dispose des moyens de dissuasion necessaire pour se défendre. Dans certains pays, en France et en Allemagne notamment, les propos révisionnistes sont considérés comme des délits et poursuivis comme tels. Ahmadinedjad, en raison de son immunité, ne pourrait pas être poursuivi s'il professait ses convictions négationnistes sur le sol allemand. Cela provoquerait évidement un malaise diplomatique et reveillerait le débat sur la culpabilité du pays, en pleine coupe du Monde.
Je pense néanmoins qu'Ahmadinedjad se comporte en provocateur et qu'il serait ravi de conforter sa popularité auprès des nationalistes les plus chauvins à Téhéran, s'il lui était impossible d'assister au Mondial. Il n'attend que cela: pouvoir passer pour une victime de la culpabilité allemande, de la même manière qu'il affirme que les Arabes, et les musulmans en seraient victimes depuis la création de l'Etat d'Israël. Ne tombons pas dans ce piège. Reservons au voyage d' Ahmadinedjad en Allemagne le seul traitement qu'il mérite: l'indifférence. Et s'il se livrait, à Nuremberg à une nouvelle provocation, il montrerait alors clairement au monde entier sa filiation avec Adolf Hitler.

PS: Les choses vont bouger entre Israéliens et Palestiniens, si j'en croîs cet article de libé. Il semble qu'un vent de réalisme et de pragmatisme souffle sur la région. Tant mieux

10/05/2006

Putain 25 ans!

Dire que cela fait un quart de siècle et que je m'en souviens comme d'avant hier. De chaque moment ou presque. De mon bureau de vote, des vêtements que je portais. Du bel après midi, des rumeurs, de l'ambiance autour de la rue de Solférino. Des copains et des copines perdus de vue. De ceux qui ont fait du chemin...De la Bastille, de la pluie...Ce n'est pas que les souvenirs soient intacts qui est surprenant, c'est qu'il semblent si proches. Première constation: On ne s'est pas vu vieillir. Deuxième constation: Si peu de choses ont changé, alors que la gauche voulait "changer la vie". Peu de choses à ceci près: Jusque là l'alternance ne s'était pas produite depuis 25 ans. Dans les 25 années suivantes elle s'est produite à chaque élection. Troisième constation: La déliquescence de cette fin de règne chiraquienne relativise les turpitudes mitterrandiennes.
Hier, au Sénat, les socialistes inauguraient une nouvelle salle de réunion. Elle porte le nom du vainqueur du 10 mai. Une ancienne chapelle, toute en longueur. Au mur du fond, comme sur un autel, un immense portrait en noir et blanc de Mitterrand, une rose au poing. Le banc et l'arrière-banc socialiste étaient là. Mauroy, vieil homme très digne, qui évoqua une rencontre impromptue avec la veuve de Léo Lagrange, ministre de Léon Blum, qui lui demanda de monter chez elle un instant ce soir là: "Viens Pierre, Il faut que je te parle du Front Populaire." Mauroy, dans l'euphorie, s'exécuta, acceptant de perdre un peu de temps précieux alors que Mitterrand, qui venait d'être élu Président et allait le nommer à Matignon, l'attendait impatiement. Il fallait prendre en main la France et, en cet instant historique, Mauroy évoquait les congés payés avec une retraité du Front Populaire! C'était pour lui une façon de faire le lien entre les deux époques. Deux ans plus tard Mauroy prenait sans état d'âme le tournant de la rigueur, en homme d'Etat. Aujourd'hui on sent que tout le monde le respecte au PS. Il est peut-être le seul dont on puisse dire cela. Fabius était là aussi. Beaucoup d'allure, la mine grave. DSK, l'air éternellement en maraude. Hollande toujours souriant et chaleureux. Et puis Lang, Pierre Bergé, Dumas. Il paraissaient tous immaculés. rescapés de l'inventaire. L'étendue de l'affaire Clearstream et ses ramifications les avantagent. Pas si tordus que ça tout compte fait, pouvait on se dire.
Chirac leur a joué un dernier tour en choisissant le 10 mai pour célébrer l'abolition de l'esclavage. Du coup, ils étaient interdits de fête pour cause de banquet à Chateau Chinon. "Pour nous, le 10 mai c'est le 10 mai 81". a dit Mauroy, stoïque.
L'évènement était donc aussi au Sénat aujourd'hui, sous mes fenêtres. Beaucoup de jolies tenues colorées, de visages radieux, sincèrement heureux de voir une injustice réparée. je crains pour eux que la deuxième célébration ne passe beaucoup plus inaperçue en 2007.

04/05/2006

Clearstream, en français dans le texte

Depuis quelques jours c'est la folie autour de cette affaire Clearstream, courant clair en français. Peut-être une des raisons pour lesquelles j'ai eu un peu moins le temps de bloguer ces jours-ci.
Voici ce que j'aimerais partager avec vous, bien que, je m'empresse de le dire je ne dispose pas de-beaucoup- plus d'infos que vous.
D'abord le matraquage du Monde me gêne énormément. Il ne s'agit pas d'une enquête mais d'un copier-coller de passages du dossier d'instruction. Les passages mis opportunément sous le nez, ou dans la boite aux lettres des journalistes du Monde. Ce n'est pas ma conception du journalisme et pour tout dire ça flaire la manip à plein nez.
Car qui, sinon les parties civiles du dossier, peut avoir communiqué ces pièces? Les Juges? Trop risqué pour leur enquête et on ne voit pas leur intérêt. Et parmi ces parties civiles qui y a le plus à y gagner? Cherchez un peu ça commence par un S...
Il a mis la deuxième balle dans la tête de Villepin (image employée par Jean-Louis Debré), il a donc écarté DDV de la course en 2007 mais il faut maintenant qu'il reste comateux jusque là. C'est pourquoi il calme le jeu.
Il est peut-être victime, probablement victime, mais pour l'instant même si Rondot dit que son nom a été cité par DDV lors de l'entretien au quai d'Orsay avec Gergorin, rien, dans le PV d'audition, ne permet d'affirmer que DDV a demandé expressément une enquête sur Sarko. Les notes du maître espion le laissent seulement suggérer. DDV s'est réjouit de ce qui arrivait à Sarkozy. Quel était son degré de complicité avec le Corbeau? La question reste entière, même si on peut estimer qu'il était élevé. (Oui, ça sous entend qui était le corbeau mais c'est un secret de polichinelle initiée)
Enfin la remarque en forme de question faussement naïve de Daniel Schneidermann me paraît très pertinente et je la reprend à mon compte. D'ailleurs Sarkozy lui-même avait indiqué qu'il revenait à l'intérieur pour pouvoir mieux se défendre contre ce genre de coups tordus.
La presse tire sur l'ambulance Villepin, elle tarde à s'interroger sur l'instrumentalisation de la police qui peut être faite par la victime. Pas très courageux.
Enfin, même si tout cela peut sembler contradictoire, le sens de l'Etat et de l'intérêt de sa famille politique commanderait à n'importe quel premier ministre placé dans pareille situation de démissionner. Que Chirac ne l'y pousse pas montre soit sa démence précoce (je n'y crois pas), soit qu'il a définitivement décidé d'aider la gauche à gagner en 2007. Je suis intimement convaincu qu'il préfère voir un(e) socialiste lui succéder que Sarkozy.
Et la France, est-elle encore gouvernée pendant ce temps-là?

01/05/2006

Loïc et moi

Ce n'est pas tous les jours qu'on se trouve aux côtés d'une vedette de la blogosphère. C'était à l'occasion du passage, mercredi dernier, d'Alain Lambert à Public Sénat, comme "rédacteur en chef d'un jour". Quand trois blogeurs se rencontrent de quoi parlent-ils? Dans le seul but de me faire mousser je vous propose de voir le pod cast de cet entretien "à trois" avec Loïc Lemeur, milliardaire de la blogosphère. Si vous écoutez jusqu'au bout vous aurez un scoop: Lemeur annonce à demi mot qu'il se lancera bientôt en politique. Sous quel étendard, à votre avis?



 

26/04/2006

Marine Le Pen radsoc?

Vous ne le lirez pas, et vous avez tort. Comme je l'ai lu (pour des raisons professionnelles), je vais donc vous en parler, brièvement: Il s'agit de "A contre flots", le livre de Marine Le Pen. Allez directement aux deux derniers chapitres, "quel peuple?" et "quelle République?". Marine s'amuse à citer Pierre Mendès France (!), Churchill et même Jean Jaurès(!!). Elle se réclame de la Révolution Française, évènement qui pour bon nombre de militants du Front National est l'équivalent de la Naqba pour les Palestiniens. La Catastrophe fondatrice. Qu'on se le dise, Marine n'est pas une horrible contre révolutionnaire réac (courant pourtant solidement ancré au FN), mais une irréprochable républicaine, défenseur(e) acharnée de la laïcité et de la Nation. Je n'ai aucun problème avec cela. La recevant à Public Sénat lundi je lui ai fait remarquer qu'il s'agissait là d'une profession de foi radical-socialiste la situant au centre gauche, par rapport, disons, à De Villiers. Elle m'a répondu que je découvrais la lune et que c'était depuis belle lurette la vraie nature du Front National. Après tout "Les Français d'abord", comme elle le note dans son livre n'est pas si éloigné du "Produisons Français" du PCF dans les années 80...Ce n'est pas un hazard si tous ces gens là se sont retrouvés autour du NON au referendum. Je vais encore me faire des amis. Nous sommes aussi tombés d'accord sur un autre point avec MLP: La diabolisation du FN sur le thème de "la République en danger" n'a eu qu'un résultat: repousser indéfiniment la question du sens du message républicain aujourd'hui, puisque la République était "en danger". Résultat aujourd'hui le concept de République n'a plus de sens dans la jeunesse.

22/04/2006

Interview du troisième millénaire

J'ai donné aujourd'hui une interview à Natacha Quester-Sémeon. Sujet: "Blog et Journalisme". Elle sera bientôt en podcast sur le site mémoire-vive , bourré d'idées et d'inventions (je ne dis pas ça parce qu'ils ont eu l'idée de m'interviewer évidement).
Ce qui m'a scié c'est que Natacha a mené cette interview avec un téléphone mobile, certes haut de gamme mais disponible dans le commerce! La qualité est incroyable. Comme je le dis- je crois-dans l'entretien, au fond un certain nombre de problème déontologiques ou intellectuels que nous nous posons sur l'avenir du métier, la crise du journalisme etc...étaient secondaires, par rapport aux aspects techniques. Ces nouvelles technologies vont révolutionner la manière de faire du journalisme en écrasant les coûts. Plus d'excuse bientôt pour ne pas partir en reportage!

20/04/2006

Hooliganisme

L'une des découvertes les plus pénibles de l'après-crise du CPE, c''est l'étendue des dégradations commises dans les facs occupées. Libé avait bien mentionné le cas de l'EHESS, littéralement mise à sac, en attribuant ce triste comportement à un groupe venu de "l'ultra gauche". Le président de la Sorbonne, Jean-Robert Pitte, plus courageux (ou plus libre?) que la moyenne de ses collègues avait déploré l'attitude des occupants de la Sorbonne et dénoncé des vols d'ordinateurs et des destructions de livres précieux. On voit maintenant qu'il ne s'agissait pas de comportements marginaux ou isolés, mais bien d'une attitude presque générale: partout des tags,(parfois "imaginatifs" mais aussi inquiétants comme ce "J'emmerde la France" cf la photo prise à Nantes reproduite dans le Monde d'hier), des vols, des destructions gratuites (A quoi bon, par exemple, enfoncer des chaises dans les plafonds?). Cela s'appelle du Hooliganisme, et il n'est plus possible de le mettre sur le compte de "provocateurs", "de casseurs", ou encore d'anarchistes et autres "autonomes". Cela s'est passé pendant que les étudiants occupaient leurs locaux de travail et certainement pas à leur insu car ils ont su en revanche tenir les amphi face aux non grévistes.
Protester, manifester, et même faire grève quoi de plus normal? Occuper est déjà plus discutable, mais enfin c'est la loi du genre. Mais ça, ce manque de respect, ce crachat sur l'institution, ce comportement délinquant-qui renvoie étrangement aux destructions d'écoles pendant la crise des banlieues- pourquoi?
Jean-Robert Pitte invité hier soir de Public Sénat, avance que l'on a de respect que pour ce qui est gratuit et qu'il faut augmenter les droits d'inscription. Il n'a raison, me semble-t-il, que sur le dernier point. S'il faut augmenter les droits c'est pour équiper décemment des universités qui sont la honte de notre pays, pour faire en sorte aussi que les contribuables modestes cessent de financer les études des enfants de la classe moyenne ou supérieure et pour introduire plus de justice dans l'accès aux études supérieures. Actuellement les impôts (c'est à dire la collectivité) financent une partie des grandes écoles fréquentées par les enfants de la bourgeoisie et auxquelles ont difficilement accès les élèves issus de milieux modestes. Dans le même temps l'accès de l'université s'est démocratisé depuis 68, mais il n'y a toujours pas de système de bourse digne de ce nom. Est-ce normal?
On ajoutera qu'en 68 l'université était aussi gratuite et que les étudiants ne s'en étaient pas pris aux locaux, mais seulement aux "CRS SS"...Il y avait alors moins d'étudiants et aussi plus de confiance dans les débouchés offerts par les cursus universitaires. Ceci fonctionne aujourd'hui encore: Là ou les diplômes offrent une réelle perspective d'insertion dans la vie active, dans les grandes écoles mais aussi en droit et en économie (ou les droits ont été augmentés et où cela s'en ressent sur la qualité de l'enseignement), il n'y a pas eu de destructions, et même pas, la plupart du temps, de grève.
Tout ceci montre que l'on paye là les échecs successifs de toutes les tentatives de réforme de l'université depuis 20 ans. Ce n'est pas faute d'avoir essayé. En s'opposant, au nom d'idéaux démocratiques fourvoyés, à l'augmentation des droits, et même à la sélection et à l'autonomie des universités, les générations successives d'étudiants ont été les fossoyeurs du système éducatif français.
Et ceux qui payent les pots cassés sont, encore une fois, ceux qui ont le plus de mal à s'élever au dessus de la condition de leur milieu social d'origine que l'on maintien, au mépris de tout réalisme, dans des filières dont on sait très bien qu'elles sont des impasses et des fabriques de chômeurs.

17/04/2006

From Finland with love

Retour de Finlande, pas exactement en Laponie finalement, mais en fait en Carélie du Nord, pour ceux qui connaissent, pas très loin de la frontière russe. Une parfaite antidote à la France, la Finlande. Croissance, niveau de vie, égalité des sexes, recherche et développement (Nokia...), excellence du système éducatif (Des lycées dans le moindre bled, des universités même dans des villes moyennes etc...), civisme naturel de la population, protection de l'environnement, et aussi, soyons juste le cafard! Car au moins en France on ne risque pas de s'ennuyer. Le Finlandais, lui, est calme et posé, mais souvent aimable comme une porte blindée! Ce n'est pas qu'il vous veuille du mal, c'est un choc de civilisation. Point final.
Dans le bled où je me trouvais, au milieu d'une somptueuse taïga, j'ai bien fait le vide croyez-moi, c'est ce qui fait le plus de bien avec les vies qu'on mène ici...mais plus d'une semaine, ça prenait des presque des allures de vie monastique.
Mon hôte, Sigi, un ancien entraîneur de ski de fond autrichien qui a plaqué sa vie de cadre sup pour une vie plus saine, c'était carrément un méridional!
Enfin, I am back.
Mauvaise nouvelle: j'avais oublié mon appareil numérique. Bien joué le blogeur! Donc pas de photos.
Bon, dans ces cas là on fait l'inventaire des sujets dont on parle, particulièrement dans la blogosphère: le martyr des Schonberg-Borloo, l'ascension irrésistible de Ségo, Berlusconi battu sur le fil s'avoue difficilement vaincu, et bien sûr ce cher disparu, le CPE. Franchement vous ne savez pas déjà tout là dessus? Vous avez vraiment encore envie de mon point de vue?
On parle toujours aussi peu du génocide en cours au Darfour, ou des efforts pour lutter contre la pauvreté. A ce sujet, mention spéciale à Gilles Delafon qui consacre une pleine page à Jeffrey Sachs, l'économiste chargé de ce dossier à l'ONU, et ami du chanteur Bono. Il croît possible de sortir de la pauvreté 500 millions de personnes d'ici 2015. Vous avez bien lu: un demi milliard de personnes pourraient, avec un peu de mobilisation des pays riches, avoir une vie meilleure dans 10 ans. C'est à dire que leurs enfants accéderaient à l'éducation, qu'ils auraient de quoi soigner les maladies qui les empêchent de travailler et de gagner leur vie etc...C'est tellement possible, nous dit-il que, déjà, durant les 20 dernières années, le nombre de personnes vivant avec moins d'un dollar par jour a reculé de 500 millions: 1,5 milliard en 1981, 1 milliard en 2001, ils peuvent donc être 500 millions en 2015. Et vous savez comment nous dit Sachs? Grâce à la mondialisation, et à la libéralisation des échanges. Il faudrait donc à présent que les pays riches doublent leur aide au développement et qu'ils ouvrent leurs marchés aux productions, particulièrement agricoles, du tiers-monde. Et bien sûr, corollaire indispensable une meilleure transparence de la dépense publique dans ces pays ravagés par la corruption.
Ce serait un beau programme, internationaliste en diable, pour la gauche non? Mais je ne la sens pas très motivée par le sujet.
PS: Qu'en pense donc le député Lassalle, défenseur de la vallée d'Aspe, qui grâce à une grève de la faim héroïque a réussi a faire échec (provisoirement) aux "bridés" et à leur tentative de "délocalisation"... de 65 kilomètres?

 
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