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16/12/2006

lancement réussi


Le lancement de France 24 a été de l'avis général une réussite. Evidement nous sommes conscients d'avoir encore une marge considérable de progression...Mais compte tenu des circonstances, le travail accompli par tous fut assez énorme. Finalement le génie "français" ça existe peut-être. Je mets des guillements car, comme on le sait, une partie de l'équipe n'est pas française.
Dès mercredi soir, j'ai interviewé le journaliste Thomas Friedman, qui avait publié, en 2003, un éditorial intitulé "Notre guerre avec la France" et qui disait notament ceci: "La France n'est pas notre rivale, elle est notre ennemie". C'était évidement dans le contexte du "veto" de la France au conseil de sécurité de l'ONU sur le mandat réclamé par les Etats-Unis en Irak. Dans un autre papier, il avait suggéré de donner le siège permanent de la France à l'Inde!
Aujourd'hui, Friedman-qui affirme beaucoup aimer la France- ne regrette pas l'excès de son propos. Il continue de penser que l'histoire eut été différente si l'Amérique ne s'était pas lancé dans l'aventure toute seule.
Sa participation à la soirée de lancement est, pour moi, un signe fort que France 24 ne sera pas une chaine au service de la diplomatie française ni "taillée sur mesure" pour qui que ce soit d'ailleurs. Mais je sais que nous devrons donner davantage de gages de nos bonnes intentions.
Pour autant, je trouve normal que nous aillons aussi interrogé Dominique de Villepin ce soir là. Il était interessant d'avoir la réaction de l'homme du "discours de l'ONU" au rapport Baker. Evidément le gouvernement, comme l'opposition encensent ce document.
Le lendemain, toutefois, dans le premier "débat de France 24" la tonalité était toute différente. Pas seulement de la part de Laurent Murawiec, néo-conservateur déclaré qui y voit dans les préconisations de Baker-Hamilton une capitulation pure et simple devant les dictatures moyen-orientales. Denis Lacorne, professeur à Science-po, y a vu un "tissu de banalité" et l'expert militaire Pierre Servent était à peine plus enthousiaste.
Ce rapport est assez peu original, en effet, et il relève finalement davantage de la politique intérieure américaine. Passons.

Le lendemain, encore des propos assez critiques pour la France et ses gouvernants chez Pascal Lamy premier invité de mon "entretien de france 24". Le directeur général de l'OMC estime que si la France s'adapte moins bien, ou moins vite, que ses voisins à la mondialisation, la faute en incombe à ses gouvernants. C'est à eux et à personne d'autre que revient la responsabilité d'élever le niveau éducatif de la population. C'est à cette condition que nous seront peut-être capables de créer des emplois qualifiés en nombre suffisant pour remplacer ceux qui sont détruits ou délocalisés. Et si notre système universitaire est si défaillant ce n'est ni la faute de la mondialisation, ni celle de l'Europe, mais bien celle des gouvernements successifs qui ont été incapables de le moderniser. Cela fait 20 ans que ça dure (j'y reviendrai dans une prochaine note avec l'anniversaire des évènements de 1986).
Il y avait plus fort, à mon avis dans l'interview de Lamy: En réponse à une question, il estime qu'il faut se préparer à un mouvement d'émigration des peuples européens vers des pays émergeants dont l'économie est plus dynamique que la notre et où se créeront de plus en plus d'emplois à haute valeur ajoutée.Associer
Après tout, dit-il, un tel processus n'est pas inédit et on l'a déjà observé au début du XXème siècle quand les Européens émigraient aux Etats-Unis, en Australie ou en Nouvelle Zélande...
Le risque pour notre vieux continent, dont le poids relatif dans le "monde plat" va mécaniquement baisser, c'est que ses cerveaux fasse leurs valises pour l'Inde ou la Chine et qu'il ne soit plus en mesure que d' attirer que des immigrants indigeants en provenance de pays pauvres, attirés par un généreux système de protection sociale et d'assistance qui sera devenu impossible à financer.
D'où l'urgence de réformer notre marché du travail. Ce n'est pas du libéralisme, c'est du bon sens et un simple instinct de survie si on est attaché au maintient d'une culture européenne vivante et... généreuse!

PS: Ce blog sera bientôt consultable sur le site de France 24

05/12/2006

Ce qui s'est passé lors de Psg-Hapoël Tel Aviv

témoignage consternant sur ce qui s'est passé lors du triste match Psg-Hapoël TA, par un supporter juif qui se trouvait au parc ce soir là. Rien d'autre à dire.

04/12/2006

France 24 avant France 24

medium_313111301_eb4e923d1e.jpgEn exclu, 48 heures avant le lancement mondial de France 24, mes amis de memoire vive.org ont mis en ligne une émission "à blanc" (ou "à sec", en anglais "a dry run") d'un débat de France 24 tel que j'en animerai tous les jours (du lundi au jeudi). Ce jour-là nous ne nous étions pas organisé à temps pour diffuser un certain nombre de clips "politiques" visibles sur Daily motion. C'est pourquoi je trouve que ce débat manque d'images. Mais c'est pour cela qu'on s'entraine!

22/11/2006

Bush et le chemin de Damas

Une couverture de Time en 89: Baker, main de fer dans un gant de velour deteste perdre...

Mon attention est attirée par cette brêve de l'excellent site mediarabe.info: Un journaliste de l'agence officielle syrienne se serait renseigné sur l'assassinat de Pierre Gemayel auprès d'un journal libanais pro-syrien...près d'une heure avant les faits!
Cela semble signer le forfait.
Ce qui est le plus stupéfiant dans cette histoire, c'est bien sûr la coincidence de l'attentat contre l'héritier d'une illustre famille chrétienne avec la visite du ministre syrien des affaires étrangères à Bagdad et le rétablissement de relations diplomatiques interrompues il y a 26 ans. La Syrie revient dans le jeu, avec l'assentiment de Washington où James Baker, chef de file des "paléo-conservateurs", président du groupe d'étude sur l'Irak et opposant de la première heure de l'intervention est désormais l'homme qui compte. Ses préconisations ont été mises en musique avant même d'avoir été officiellement présentées au président: Appeler à l'aide la Syrie et l'Iran. Surtout la Syrie.
Un analyste néo-con comme Laurent Murawiec (Hudson institute) me confiait hier que la réponse des républicains et de Bush à leur défaite cinglante aux élections, avait été de capituler dans l'heure et sans conditions devant l'axe du mal. Cela s'appelle la fin du voyage pour ces intellectuels idéalistes venus de la gauche et qui avaient misé sur Bush-fils pour appliquer leurs théories en matière de politique étrangère.
C'était bien la peine, en effet, si c'était pour dérouler aussi vite le tapis rouge à tous les dictateurs de la région. Demain faudra-t-il s'accomoder d'un Iran nucléaire pour avoir la paix en Irak?
Cela démontre à nouveau la cécité américaine en matière de politique moyen-orientale. D'une certaine façon la recommandation des néo-conservateurs n'était pas incohérente: Un changement de régime en Irak sans aller aussi à Damas n'avait guère de sens. C'est aussi l'avis d'un "réaliste" comme François Géré qui était de passage, lui aussi, à France 24 hier pour un "pilote", une émission non diffusée (qu'il en soit encore remercié).
Mais alors combien de soldats fallait-il envoyer? Et les Etats-Unis ont-ils vraiment la capacité de se projeter partout en même temps? Les pays arabes agités de rivalités tribales, minés par la corruption ont-ils la larme à l'oeil lorsqu'on leur parle de démocratie, surtout si celle-ci commence par avoir l'apparence d'un GI? Ils veulent peut-être qu'on les débarasse de leur tyran (en tout cas en Irak), mais est-ce pour adopter le parlementarisme?
Il en va différement avec le Liban. Et là, le soutien au mouvement démocratique libanais, fait avec le consours de la France a été plus efficace. Hélas, les nouveaux maitres de Washington ont l'air prêts à abandonner le mouvement du 14 mars à son triste sort en échange d'un petit service syrien en Irak. Après tout, Bush père avait bien lâché les chiites irakiens après la première guerre du golfe, alors qu'il leur avait promis sa protection.
Si ce scenario noir devait se vérifier, ce qui n'est pas sûr compte tenu de la combativité et du courage incroyable montré quotidiennement par les anti-syriens du Liban, alors on pourrait bien très rapidement regretter le temps des "néo-cons".

21/11/2006

les commentaires sont à nouveau possibles

Je me suis aperçu tardivement que les commentaires étaient bloqués. Ce problème a été réglé. Je suis obligé de modérer certains commentaires, tant que certains esprits malfaisants n'auront pas passé leur chemin...

09:56 | Lien permanent

18/11/2006

Homonymie

Je n'ai pas eu le temps de vous raconter comment j'ai failli être enrôlé au FN!  L'histoire est amusante.
Mardi dernier, en pleine "bourre" de préparation de "pilote" à France 24, je reçois à quelques minutes d'intervalle, deux coups de fils de confrères de Libé et du Monde: "Est-ce vous qui étiez ce week-end à la fête des Bleu Blanc Rouge? (BBR la fête annuelle des lepénistes). certaines "sources" nous disent vous y avoir vu et nous font une description assez précise de vous."  Diable! Me voici donc tout près de la disqualification. Je fais immédiatement le rapprochement avec Anthony Attal, un dirigeant de la Ligue de Défense Juive (contrairement à ce qui est écrit il n'en est apparemment pas le président). La presse a affirmé qu'il avait été convié avec Dieudonné à la fête du FN. Apparemment quelqu'un cherche à détourner le soupçon sur moi afin de sortir la LDJ d'un mauvais pas. Son représentant est-il tombé dans le panneau? Je n'en sais rien, et je n'ai aucun moyen de le savoir, ne connaissant personne dans cette organisation qui a assez mauvaise réputation. Mais il semble que l'on cherche à se servir de moi et cela ne me plaît pas. Il est vrai que j'aurais pu, tout au plus, me trouver sur place en tant que journaliste, sans que cela soit le moins du monde compromettant. J'ai "couvert" le FN pendant des années et le précieux privilège de notre métier est, précisément, de pouvoir fréquenter des personnes peu recommandables ou considérées comme telles. Mais l'histoire est tout simplement inexacte. Je sais gré à ces deux journaux d'avoir vérifié leur information. D'autres l'ont peut-être reprise sans prendre cette précaution.
Le plus drôle c'est ce que certains ont mis en avant pour accorder un fond de vraisemblance à tout cela: Puisque j'avais accordé, en juillet, une interview à la revue d'extrême droite "Le choc du mois", je pouvais très bien faire désormais partie de la "famille". Alors là, les bras m'en tombent....Quelques ayatollahs de la profession (mais aussi quelques amis abusés) se sont émus de voir que mon nom figurait dans cette revue qui, depuis qu'elle reparaît, adopte semble-t-il (ce n'est pas une de mes lectures régulières!) un ton plus modéré et une ligne davantage pluraliste. Surtout peu de gens ont pris la précaution de lire ce que j'y disais: Je tente d'expliquer les raisons de la désaffection-peut-être provisoire- des Juifs de France (en tout cas les proches de la ""communauté") avec la gauche, mais j'explique pourquoi, à mon avis, Le Pen ne pourra jamais espérer capter une partie significative du "vote juif", tout simplement parce qu'il incarne la nostalgie de la droite vichyste et antisémite. Mon interlocuteur a été très courtois et j'ai pu relire l'interview avant parution. Je n'ai rien à en retirer.
Que l'on puisse une seconde me soupçonner, pour cette raison, de me rapprocher en quoi que ce soit du FN est risible mais aussi révélateur d'un certain terrorisme intellectuel insupportable. Diaboliser, voire criminaliser, Le Pen et ses amis depuis vingt ans n'a servi qu'à le faire prospérer électoralement et à esquiver les "bonnes questions" (comme disait Fabius) qu'il posait, en y apportant, bien sûr, de mauvaises réponses.
Tant pis pour ceux qui estiment que je suis devenu infréquentable...

14/11/2006

Confidences d'un blogueur lassé

Ces derniers temps, je consacre une bonne partie de ma journée à France 24 et lorsque je rentre, souvent fort tard, j'ai en général peu de temps pour consulter vos messages et les mettre en ligne. Là, je viens de refuser trois commentaires hostiles à mon post sur Karl zéro, venant d'internautes intéressés par ce qu'ils appellent les "théories alternatives" sur le 11 septembre. Pour eux, je ne suis qu'un journaliste stipendié qui désinforme ou participe au grand complot pour cacher la vérité. Ou bien je fais partie de ces gens qui préfèrent le "confort de leurs certitudes". On est sur une autre planète. Aucun argument ne permet de se comprendre. C'est une impasse totale, car nous nous réclamons tous de la Raison mais n'en avons pas la même définition. Aujourd'hui, d'ailleurs il est vain de se réclamer du rationnel.
Je ne pense pas que ces gens soient dangereux. Je pense qu'ils sont paumés. Gravement.
J'ai aussi, c'est plus banal, refusé quelques messages de nature antisémite provenant des amis de Dieudonné. Je le fais machinalement. Mais ce qui m'inquiète c'est que lorsque je regarde comment la plupart des internautes atterrissent sur ce blog, je suis consterné. A 90% ce sont des recherches google qui contiennent le mot "juif" ou "sioniste". Ou des combinaisons autour de ces mots clés. La plus demandée étant de loin "Sarkozy+Juif". J'avais en effet consacré un post à Sarkozy "traité de sale juif" par des manifestants pendant les émeutes des banlieues l'année dernière.
Je suis transparent, vérifiez vous même
Quand je vois tout cela je m'interroge de plus en plus sur l'utilité de tout ce cirque.
J'en conclus qu'elle est voisine de zéro. Je pense que beaucoup de gens se servent de nous pour se donner de l'importance et je pense que vous me lirez de moins en moins ici.

31/10/2006

Lula, four more years!


Voilà. Le Brésil l'a révé, Lula l'a fait. Le fondateur du Parti des Travailleurs, ancien ouvrier metalo et syndicaliste vient d'être réelu pour 4 ans. Il a triomphé dans cette exercice si difficile aux hommes de gauche: sortir intact et même renforcé, de l'exercice du pouvoir et de ses ombres. Destin extraordinaire que celui de cet homme fêté à la fois par les pauvres et par le FMI. Lula est devenu social-démocrate, et voyez comme, depuis, ses amis altermondialistes qui se réunissaient jadis autour de lui, à Porto Allegre, se sont subitement détournés. Ils ne l'ont pas rejeté mais l'on juste dégagé de leur Olympe. Ils font désormais les yeux doux à Chavez, un vrai anti-impérialiste celui-là, où à Evo Morales qui suit ses traces et bâtit un axe avec le très fin Ahmadinedjad. A la différence de ceux-là, Lula était trotskiste dans sa jeunesse. Mais il semble qu'il n'y ait qu'en France que les trotskistes doivent le rester à vie, et même qu'ils se multiplient par générations spontanées...
Lula aide les pauvres à l'être moins. Il prouve chaque jour que l'Etat a encore un rôle à jouer en politique. Mais il dit aussi ceci: "J'ai appris dans la rue, et non pas à l'université que l'on ne peut dépenser que ce que l'on a". Certes, ce n'est pas tout à fait exact, mais il semble que ce viatique ne soit guère plus enseigné à l'ENA...La rue c'est quand même une belle école du réel.
Lula croit, comme Mme Royal, a la démocratie participative. Ségolène s'est emparée du sujet, elle l'a "épongé", mais elle on la traite de "populiste". De Lula, nul n'ose encore dire cela. On observe seulement qu'il semble populaire.
Au fait, c'est drôle mais "Ordem e progresso" ça sonne un peu comme "l'ordre juste", non?
Faisons un rêve, mes amis, qu'un jour en France un homme ou une femme issu(e) du peuple et du syndicalisme, puisse accéder à la fonction suprême...
Ceci encore:
-Bonne nouvelle, DSK annonce que la campagne interne au PS "entre dans la réalité". Signe que l'on avait raison de souligner ici à quel point elle était , jusqu'ici, surréaliste...Mais je crains fort qu'il n'entende pas la même chose. Il veut dire que les militants ouvrent les yeux sur la vraie nature de sa rivale. Quelque chose me dit quand même qu'en demandant le retrait des CRS des banlieues, DSK a commis un déni de réalité...
-Hollande, après le chahut du zénith, prie les militants de ne pas se comporter "en supporters". Comme quoi ma comparaison avec le foot n'était pas totalement déplacée....

28/10/2006

Les hauts de hurlement

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J'ai écouté sur le net le discours de Ségolène Royal au Zénith. Remarquez d'abord comme nous sommes friands de ce qui est prohibé( les enregistrements étaient interdits), quelque soit l'intérêt réel que présente un meeting politique. J'en ai couvert des centaines et franchement je ne regrette pas ce temps là. Ça m'a fait un peu l'effet d'une cure de jouvence. Et j'ai trouvé que cela ne volait pas très haut. La ci-devant favorite des sondages et des media qu'elle fait bien vendre a toutes les peines à faire passer ses idées qui sont souvent intéressantes (même le jury populaire qui gagnerait seulement à ne plus s'appeler ainsi), car dans ces occasions il faut surtout brosser le militant dans le sens du poil (ça donne des chefs d'oeuvres pompiers du genre: "mes chers camarades, sans vous rien n'est possible, mais avec vous tout devient possible"). Et, mon dieu, que c'est bête un militant! J'avais oublié à quel point... Quitte à régresser, je préfère encore des supporters de foot, c'est moins prétentieux.
Comme l'enregistrement a été pris par des fabiusiens, on entend régulièrement des beuglement: "Laurent président!", ou encore "Le projet! le projet!" (le projet socialiste, on l'aura compris, d'une indigence qui n'a d'égal que l'indulgence avec laquelle la presse française l'a accueilli). Ce projet, heureusement, les mieux placés pour savoir qu'il est totalement irréaliste et qu'il mettrait la France plus bas que terre en six mois, ce sont les candidats eux mêmes. Même Fabius le sait, mais toute sa tactique consiste à lui coller au maximum pour épouser l'aile gauche du parti, cette combien fameuse aile gauche censée être la seule voie pour gagner une élection interne. On verra bien. DSK qui n'y croit pas une seconde non plus, louvoie. Mais cela donne des vrai instants de grâce, de lucidité, comme par exemple lorsqu'il affirme qu'il ne verrait pas d'un mauvais oeil qu'EDF sponsorise demain une école d'ingénieur. Même Sarkozy n'ose pas aller aussi loin, et il a tort. Je vous renvoie à l'étude en tous points remarquable que consacre cette semaine "The Economist" à la France et en particulier au volet consacré aux universités qui démontre magistralement comment le refus obstiné et hypocrite par la gauche de toute forme de sélection, de concurrence et d'autonomie des universités a accentué finalement la production d' inégalités toujours au profit de l'élite (qui envoie ses enfants dans les grandes écoles) et aux dépens du peuple (qui n'a pas encore compris que les universités -80% d'entre elles en tout cas, celles qui ne trichent pas- délivraient des diplômes qui ne valent guère plus que le prix du papier.
Mais enfin, Ségolène Royal réussit quand même à glisser entre deux hurlements (le projet! le projet!)...que "ce n'est pas avec le seul projet que l'on ira au devant des français", ce qui est quand même le but d'une élection présidentielle.
Tout ça pour dire qu'en écoutant cet enregistrement pathétique je me demandais- vous allez encore me trouver sévère mais qui aime bien châtie bien- si nous n'avions pas, au fond, la gauche la plus bête du monde...

23/10/2006

Chirac a-t-il acheté l'UDR?

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Le documentaire de Patrick Rotman avance un récit inédit de la prise par Jacques Chirac du  mouvement gaulliste en 1974. Selon le film, Chirac, alors premier ministre, aurait utilisé les fonds secrets de Matignon pour convaincre le "baron" Alexandre Sanguinetti, "couvert de dettes et menacé d'un contrôle fiscal" de s'effacer au profit de Chirac, son ennemi juré. Thèse séduisante mais que rien, absolument rien, ne vient hélas étayer. Toujours et encore ce journalisme d'insinuation qui ne rend pas service. Et dire que ce film avait été précédé d'une réputation d'irrévérence! Pour la première fois on allait faire un portrait sévère d'un Président de la République avant même qu'il n'ait quitté l'Elysée! Fausse irrévérence en vérité et degré zéro de l'enquête. Un seul exemple: Pas un mot de l'affaire Boulin, le gaulliste social que Giscard comptait envoyer dans les pattes de Chirac pour l'affaiblir, assassiné mystérieusement mais avec le concours de quelques réseaux politiques occultes. Pourtant, en octobre 2003, le journaliste Benoît Collombat, de France Inter avait réalisé et diffusé une enquête passionnante( mais que personne n'a relayée) mettant directement en cause Charles Pasqua. (vous pouvez écouter ici cette enquête)

Il y avait eu beaucoup moins de roulement de tambour à l'époque...Au lieu de faire une enquête sérieuse Rotman nous ressert les vieux poncifs sur Chirac chaleureux et sympathique, naturellement porté à gauche mais manipulé par le tandem Juillet et Garaud qui tenta d'en faire leur "cheval" pour l'Elysée...On sait la suite, Chirac est entré à l'Elysée sans ses éminences grises. Quand à ce qui était censé être le "clou" de la première partie, le soutien du RPR à Mitterrand entre les deux tours de l'élection de 1981...c'est un secret de polichinelle...Bref, rien de nouveau sous le soleil

 

 

 
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