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24/10/2008

Pourquoi le capitalisme est encore l'avenir

A quel festival de démagogie n'avons nous pas assisté ici depuis cette crise financière. Dans ce déluge, il faut bien dire que les socialistes se sont encore illustrés: Tel ténor du PS souhaite une nationalisation du crédit, tel autre recommande des mesures protectionnistes pour en finir avec le libre-échange qui serait à l'origine de tous nos maux. Partout enfin on se précipite pour châtier les quelques malheureux camarades qui s'étaient risqués à revendiquer l'étiquette "libérale", comme Delanoë ou Valls.
Nos socialistes, ou en tout cas la majorité d'entre eux, comme à la veille de chaque congrès (dont on sait qu'ils se gagnent bien entendu à gauche, même si l'élection qui suit est perdue, elle, au centre) sont à leur meilleur dans cette surenchère permanente avec l'extrême gauche. Car là, évidement c'est encore pire. Une banderole de Lutte Ouvrière-pour ne citer qu'elle- aperçue sur le chemin de la manifestation des enseignants nous informe naturellement que: "le capitalisme est en faillite, le communisme c'est l'avenir". L'éditorialiste du Figaro, Yves de Kerdrel a résumé celà à sa façon: le Krach (avec un K) est devenu le nouvel "opium des intellectuels" d'où la redécouverte dans le débat des intellectuels de gauche de ce socialisme "vintage" dont les PS venait à peine de répudier les codes marxiste pour revendiquer, enfin, ceux de l'économie de marché. Avec les subprimes, l'éclatement de la bulle immobilière et la chute de Wall Street, c'est le grand bond en arrière.
Tout ou presque a déjà été dit sur le sujet, et d'abord que libéralisme ne signifie pas dérégulation sauvage. De ce point de vue là, le mouvement entrepris sous Reagan et pouruivi par Clinton et W. Bush aux Etats-Unis relève plus d'une perversion du libéralisme que d'autre chose. Que cette crise est autant le résultat d'une dérèglementaion abusive que d'une aventureuse intervention politique sur le marché des prêts hypothécaires. N'est-ce pas Bush qui avait poussé les feux de cette société de "propriétaires", incitant à prêter à n'importe qui?
La mondialisation posait un défi aux nations. Quand tout allait bien on pouvait toujours dire que même avec des laissés pour compte, la richesse globale des nations augmentait, même et surtout au sud. Des millions d'individus sortaient en effet  de la pauvreté. Certains s'enrichissaient à une vitesse jamais vue depuis la révolution industrielle en Europe, et les lendemains de la première guerre mondiale aux Etats-Unis. Au moment où cette bulle a éclaté, il fallait que les gouvernements fasse la preuve qu'ils pouvaient s'organiser entre eux pour réagir selon les principes keynesiens. Ce qu'ils firent de manière étonnament rapide et concertée, en faisant preuve de beaucoup de pragmatisme, sachant que parmi eux très peu étaient dirigés par des socialistes étatistes. Il ne s'agit pas que d'une socialisation des pertes, comme cela a été dit. L'Etat se substitue aux marchés en prétant en dernier recours, lorsque plus aucune banque ne voulait plus prendre ce risque, mais il compte bien récupérer ses billes lorsque le marché repartira à la hausse. Celà ne veut pas dire qu'il est le mieux placé pour dicter la politique du crédit, comme dans feu les économies plannifiées.
Surtout, ce que beaucoup de gens semblent avoir oublié, c'est que les cycles économiques n'ont pas disparu. Et que c'est tant mieux. Ils sont là pour purger le système de ses excès, mettre hors d'état de nuire quelques chauffards qui, sous pretexte qu'ils conduisent une ferrari se croient autorisés à rouler à plus de 200km/h, rappeler que les arbres ne montent jamais au ciel, et lui permettre de repartir sur des bases plus saines. Déjà on voit les risques d'inflation s'éloigner (à condition que ça n'aille pas trop loin), et les prix des matières premières baisser, ce qui facilitera grandement la reprise.Bref, ces crises sont salutaires car elles permettent au capitalisme-qui n'est pas un système parfait- de se régénérer. Il a encore de beaux jours devant lui. Je n'en dirais pas autant du PS.

Commentaires

Vous avez raison, le PS n'as plus aucune raison d'exister.
Il ne devrais plus exister qu'un seul parti ce qui est déjà le cas de fait c'est à dire l'UMP.
Le PS n'étant qu'une succursale de l'UMP dont les cadre ne voient comme seul moyen de promotion que d'adhérer au discours dominant et flatter le régent.
Pour les autres (Modem, FN, LCR etc...), vos confrères se chargent de les discréditer et de caricaturer leurs idées et leurs militants.
Et le libéralisme c'est SUPER!!!

Écrit par : othello | 24/10/2008

Ah que revoilà le bon discours de la vieille droite moisie et bornée, héritière des Reagan et Thatcher !

J'attendais mieux de vous, mon cher Attal mais cela ne m'étonne pas. Je pense qu'après une telle démonstration vous pouvez postuler au Figaro poue écrire en alternance un billet avec, l'éclaireur de la pensée moderne, j'ai nommé Ivan Rioufol.

Et bien vive le libéralisme economique moderne qui nous guide vers le progrès humain et des lendemains qui chantent !

Ah ! Quand le dogmatisme grève la simple évidence !

C'est vrai que journaliste idéologique, de nos jours, c'est un métier et même une vocation ! Dommage qu'on y observe un trop-plein !

Rire grinçant... Arf !

Écrit par : Volpone | 24/10/2008

@ Volpone,

Ne dites plus des insanité du genre "Rioufol" en ma presence je vous prie.
A sa simple évocation je suis pris de violents vomissements.
Et ne soyez pas mauvais esprit, puisqu'on vous dit que le liberalisme c'est SUPEEER!!

Écrit par : othello | 24/10/2008

Je trouve cet article assez drôle. Plein d'humour, grinçant... Il est vrai, comme vous dites en fin d'article qu'en "bref, ces crises sont salutaires car elles permettent au capitalisme -qui n'est pas un système parfait- de se régénérer".
Seulement, voyez-vous, je me pose une question: salutaire pour qui ? Il est vrai que durant cette période de crise, qui, rappelons-le, n'est toujours pas terminée, les riches se sont appauvris et les pauvres se sont engraissés sur le dos des pauvres patrons. Salauds de pauvres, hein !
Ah, et ces sales petits bolcheviks qui nous soûlent avec leurs slogans datés de 1917 ! Pour une fois, ils ne disent pas que des âneries ! Encore faut-il qu'ils sachent que le communisme n'a jamais existé et que ce n'est pas avec leur kamarade Léon qu'ils vont apporter des pierres à l'édifice ! Un piolet peut-être...
Enfin, sachez, monsieur Attal, cela me rassure de voir des journalistes tant aux soins de leurs amis politiciens et actionnaires. Comme disait une société de production artistique : "La voix de son maître !..."

Écrit par : Robert | 24/10/2008

En ce funeste anniversaire du Jeudi Noir de 1929. Le jour où la panique gagna les bourses de New York. Je préfère me rappeler de l'homme de la situation, Franklin Delano Roosevelt avec son New Deal puis son Bretton Woods.

Aujourd'hui, une fois encore, nous avons pu s'apercevoir que la crise n'est pas derrière nous. Nous sommes en plein dedans. La destruction de l'économie réelle s'accélère. Et avec les plans fous de renflouement du système, le risque d'une crise d'HYPERINFLATION augmente chaque jour! L’existence même des nations est mise en cause !

Hier, devant un parterre de dirigeants de Hedge Fund, Nouriel Roubini déclare que le pire est à venir.

La solution aujourd'hui! Dire stop à la folie de la tyrannie financière avec un VRAI Nouveau Bretton Woods!

Une bataille s'est engagée entre les dirigeants politiques autour du contenu du sommet sur la crise financière qui se tiendra le 15 novembre 2008 à Washington.

La population doit s'accaparer le débat! A toi la Parole!

David C.
david.cabas.over-blog.fr

Écrit par : David C. | 25/10/2008

Attal, je te trouve bien sympa avec le capitalisme et bien expéditif sur le marxisme!
l'aliénation, les interets de classes etc c'est toujours d'actualité.

Écrit par : mickey | 26/10/2008

Expeditif? Bien oui, mais ce n'est qu'une note de blog pas la critique du "Capital".
Hyperinflation? Le risque ce sera plutôt celui d'une déflation.
David C a raison, la seule véritable question c'est: sommes nous capable de mettre en place quelque chose qui, en face de la finance mondialisée qui est aussi folle que necessaire au developpement économique, ressemble à un (je n'ose employer le mot) gouvernement mondial. Pas une hydre supra nationale qui inventerai un communisme pur celui là...Car le communisme ne peut fonctionner (c'est un grand mot) que sous la contrainte et même la terreur.
Vous pouvez donc continuer à vous gausser des défenseurs de la démocratie au prestexte qu'il y a de la pauvreté et du chomage. Parce que dans votre système révé c'est le bonheur pour tous?

Écrit par : sylvain attal | 28/10/2008

Déflation déflation déflation!!! c'est terrible ça!!! c'est dur de se détacher de l'avis des experts. Des même experts qui n'ont pas vu la crise venir?

Oui j'ai bien vu mon essence baissé!!!

Mais si on continue à renflouer le système on va se rendre compte que c'est de l'argent de singe qui circule a fond les ballons? Et ça sera un Weimar généralisé!!!

David C.
david.cabas.over-blog.fr

Écrit par : David C. | 28/10/2008

Mais que croyez-vous, monsieur Attal ? Que la croissance économique, c'est le bonheur universel ? Du haut de votre rang de super-journaliste vous ne voyez même pas la misère qui existe même en temps de soi-disant essor économique. La croissance n'a aucun sens tant qu'elle ne profite qu'à une minorité, les hommes de pouvoir (qu'il soit économique, politique, moral, etc.) dont vous faites partie.
Il n'est pas plus question de créer un état supra-nationale car, évidemment, c'est la tyrannie. Mais ce n'est pas plus communiste que vous le prétendez, car le communisme, c'est l'absence de toute coercition et, contrairement à ce que vous affirmez, le communisme ne peut pas fonctionner sous la contrainte et même la terreur, puisque le communisme est l'antithèse de tout ce que représentent ces mots. Le communisme, c'est l'abolition (de fait et non décrétée, comme l'on fait les staliniens et autres marxistes de pacotilles) de l'Etat et de toute les distinctions quelles qu'elles soient. C'est pourquoi j'ai dit que le communisme n'a jamais existé.
Et j'en conviens avec David C., le peuple dans sa globalité (et non une minorité qui s'accapare un discours sclérosé) doit prendre la parole et détruire le pouvoir sous toutes ses formes pour créer une société solidaire qui place l'homme au centre de ses préoccupations, ce qui n'est absolument pas le cas du capitalisme et l'utopie libérale (qui n'est en soi pas réalisable lorsqu'on connaît bien ses théories).

Écrit par : Robert | 28/10/2008

@ Mr Attal,

Tout est blanc ou noir, soit on est libéral soit une ordure communiste pour vous?
C'est un peu simpliste tout ça, non?
Vous participez à ce grand mensonge qui consiste à dire que seul le modèle capitaliste et libéral existe, qu'il n'y pas d'autres solutions sauf les ténèbres du bolchevisme!
Ce genre de raccourcis plus que malhonnête me fait penser à la rhétorique binaire des mecs de l’UMP et votre couplet sur « les défenseurs de la démocratie… » Épargnez nous ces salades on dirait du sous Philipe Val avec ses amalgames à la con genre «Si t’est anti-libéral c’est que t’est contre la démocratie, si t’est contre la démocratie t’est anti-américain, si t’est anti-américain t’est forcement contre Israël et si t’est contre Israël, t’est anti-sémite CQFD »
Je ne sais pas si vous le pensez vraiment ou si vous suivez le mouvement comme tous vos collègues, mais c'est inquiétant que vous teniez de tels propos en cette période.
Un autre monde est possible ! (Lequel? j’en sais rien)

Écrit par : othello | 31/10/2008

Alors je vais peut êtreme ranger de votre avis à propos des côtés bienfaisants et positifs de cette crise fameuse et dont au sein on commence peu à peu à s’acclimater. Cela va nous apprendre d’être plus modérés et donne le temps de non seulement régénérer nos forces mais aussi un délai d’une réflexion politique.

Écrit par : George - Vpn | 11/02/2009

En ayant dit quelque chose de « la voix de son maître » on a peut-être oublié une sentence que « la voix du peuple est la voix de Dieu » ce qui prouve encore une fois que la conjoncture actuelle a besoin de l’optimisation la plus profonde.

Écrit par : Keira - Chambre A Nice | 13/03/2009

L'article est a vrais dire tres interessante et je respecte votre pointe de vue, mais en ce qui concerne moi, je crois que le capitalismeest tres vieux est défectif pour erte l'avenir, il a deja motre assez beaucoup de ces nuisances...

Écrit par : Oliver - Hoteles De Panamá | 24/03/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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