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19/11/2007

Faut-il bombarder l'Iran?

Depuis maintenant des mois la question est là , agoissante. Il n’est pas facile d’y répondre, encore moins de décider l’implication de son pays. Commençons par ce qui ne fait guère de doute : La république islamique d’Iran cherche bien à se doter d’une capacité de dissuasion ou d’intimidation nucléaire. Cette perspective est dangereuse, non pas tant en raison des menaces sur Israël (qui ne sont pas des menaces d’agression militaire, il faut le souligner), qu’en raison des risques de dissémination dans les autres pays de la région, inquiets de voir la grande puissance chiite accéder au club envié et prestigieux des nations disposant de « la » bombe. Si le monde laisse l’Iran disposer d’un arsenal nucléaire, ces pays accélèreraient alors leur course anarchique vers l’atome militaire. Le vrai danger serait alors de se retrouver un jour, en raison de cette prolifération, face à des dizaines ou des centaines de bombes sales aux mains de terroristes qui pourraient s’en servir sans encourir, comme l’Iran, le risque d’une  réplique nucléaire immédiate sur leur territoire, c'est-à-dire l’enfer…
Il est donc important d’empêcher l’Iran de faire aboutir son projet. Ce constat ne permet pas de répondre plus facilement à la question, la seule, attaquer ou non un Etat souverain. Certains pensent que le bombardement de l’Iran serait une folie pour de mauvaises raisons. Partisans en toute circonstance de l’apaisement ceux là sont de toute façon incapables, à l’image des munichois de jadis, d’envisager la guerre, même pour éviter un péril encore plus grand. D’autres ont de meilleurs arguments, tel Martin Van Crevel, spécialiste des questions stratégiques, professeur à l’université hébraïque de Jérusalem, qui expliquait récemment pourquoi le bombardement de l’Iran serait à la fois sans risque majeur pour les Américains (et leurs alliés), en raison d’une surestimation des capacités de réaction iranienne… mais pourtant sans intérêt car ayant peu de chance de toucher au but.
Les iraniens doivent se sentir vulnérables puisque, devant les autres chefs d’Etat des pays de l’Opep ce week-end, leur président a menacé, en cas d’affrontement avec les Etats-Unis, de recourir aux bonnes vieilles méthodes années 70 : coupure du robinet et blocage du détroit d’Ormuz. C’est peut-être du bluff, mais le marché-assez nerveux ces jours-ci- a aussitôt été repris par sa fièvre haussière.
Ce soir, sur le plateau du débat, l’affable ambassadeur iranien soufflait comme toujours le chaud et le froid, assurant que l’Iran ne souhaitait pas faire un usage politique du pétrole, mais qu’il ne resterait pas non plus les bras croisés. Comprenne qui pourra.
Alors que faire ?...La non plus aucune réponse n’apporte une assurance de succès. Sans doute peut-on prendre des sanctions plus sévères contre l’Iran, par exemple sur ses approvisionnements en pétrole raffiné, puisque Téhéran importe-un comble !- un tiers de sa consommation, en raison d’une trop faible capacité de raffinage.
On ne serait pas à l’abri d’une riposte « pétrolière », mais, comme le soulignait Pierre Terzian, de toute façon le marché spécule à la hausse dès que les rumeurs de confrontation sont confortées par l’actualité. Comme disait le Général, la politique (de la France) ne se fait pas à la corbeille. Et puis cela vaut sans doute mieux que de ne rien faire.
Les Iraniens peuvent se braquer, surréagir, mais on peut avoir une bonne surprise. L’Iran est un pays paradoxal. Ce n’est pas une démocratie, mais il y a une opposition et des élections et la situation économique du pays n’est guère reluisante. Les Iraniens commencent à se rendre compte que leur turbulent président n’a tenu aucune de ses promesses. Et puis, tout le monde le sait, il faut s’habituer à vivre avec un pétrole cher. Raison de plus pour éviter de se montrer pusillanime.

Commentaires

La communauté internationale est à un carrefour. Elle peut mal se permettre d’ignorer la menace qui pointe d’une théocratie dotée de l’arme nucléaire et d’ambitions hégémoniques. Ceux qui propagent la conciliation avec les mollahs devraient tenir compte des leçons de l’histoire. Ils appellent cela la paix, mais prônent en fait un retraite constante face au fascisme religieux. La seule option politique viable vis-à-vis de la menace de Téhéran doit tourner autour d’un changement de régime vers la démocratie. Priver les mollahs des ressources pour développer et recharger leur machine de guerre et supprimer les obstacles sur le chemin de l’opposition démocratique iranienne, comme son classement terroriste sont des mesures concrètes dans ce sens.

Écrit par : Jean-Pierre | 20/11/2007

"Commençons par ce qui ne fait guère de doute : La république islamique d’Iran cherche bien à se doter d’une capacité de dissuasion ou d’intimidation nucléaire"
avez vous des des preuves de ce que vous afirmez??
Vous appelez cela du journalisme???

Écrit par : Khaled | 20/11/2007

vous etes journaliste ou partisan? rien d'objective, que des suppositions! certain neocon avait dit aussi que l'irak est un état térroriste disposant de bombe à déstruction massive,ils sont où? les morts pour rien que ce soit les soldats ou civils les auteurs sont ils jugés? à croire que le tpi n'est que pour les nations faibles!ce qui est évident c'est que l'usa et ce qui aime être leur caniche ont peur qu'il y a un déséquilibre "de la peur ";je m'éxplique,les usa ne veulent tout simplement pas une maitrise des iraniens de la technologie nucléaire,car pour eux l'inde ou le pakistan ,ce n'est pas trop grave car c'est juste de l'intêret d'occupation politique mais l'iran c'est tout à la fois energetique,territoriale,politique,économique!jusqu'à maintenant la peur est d'un seul côté,celui qui detient l'arme absolu!que dire alors si un état ou on a des intêret de réserve maitrise la technologie!si demain on veut faire pression ou agir comme l'irak on peut pas car on n'a peur de ce qui peut se passer sur le terrain ou sur le territoire nationale par le biais de missile(improbable)ou de kamikaze(plus plausible);donc c'est juste une question du plus fort,d'intêret particulier et d'une vision archaique du monde de demain!au fait la communauté internationale a encore un sens?

Écrit par : tiers monde | 20/11/2007

Ce lobby du régime qui agite l’épouvantail de la guerre en abusant des sentiments pacifistes de l’opinion publique, est un loup dans la bergerie. Parce que les mollahs ne cherchent qu’à gagner du temps pour finir la bombe. Le document qu’ils viennent de remettre à l’AIEA ne portait-il pas sur le moulage de l’uranium dans une tête nucléaire ? Ce n’est pas exactement pour produire de l’eau chaude. Ainsi donc quand ils auront la bombe, ils l’utiliseront, jusqu’en Europe, parce qu’ils ont les missiles pour aller avec. Ce lobby du régime qui plaide la négociation et les concessions, couvre du plus épais chador la campagne de répression féroce qui ensanglante l’Iran, avec pour objectif de surtout ne laisser passer aucun cri, mais par contre de verser de grosses larmes de crocodile sur les « droits » des mollahs au nucléaire. Ce lobby du régime n’a qu’une fonction, freiner des quatre fers la seule chose que désirent tous les Iraniens : un changement démocratique.
Non il ne faut pas faire la guerre à l’Iran. Oui il faut faire la guerre au régime des mollahs. Et ce sont les Iraniens qui savent le mieux s’y prendre et surtout leur résistance organisée. C’est cette guerre contre les mollahs qui empêchera une guerre mondiale et nucléaire d’éclater.
Il est temps de lever les obstacles devant la Résistance iranienne et de soutenir sa troisième voie du changement démocratique.

Écrit par : Jean-Pierre | 20/11/2007

Voici un article de l'agence russe RIA Novosti qui résume bien l'état actuel de nos connaissances concernant cette affaire.
"Nucléaire iranien : les derniers développements (17/11/2007)
Le rapport présenté jeudi par le DG de l'AIEA, Mohamed el-Baradei, sur le dossier nucléaire iranien, continue de faire la "Une" des médias. Le rapport indique clairement que l'Iran coopère pleinement et de manière transparente avec l'AIEA pour lever les questions en suspens. Le rapport affirme également n'avoir constaté aucune déviation dans le programme nucléaire civil de Téhéran. Selon le rapport de Mohamed el-Baradei les réponses apportées par l'Iran notamment au sujet des centrifugeuses P1 et P2, du plutonium règlent les problèmes et elles sont conformes aux constatations de l'Agence. Le contenu du rapport du DG de l'AIEA prouve que les malentendus autour des activités nucléaires civiles iraniennes en particulier sur l'enrichissement d'uranium ont été dissipés via la coopération entre Téhéran et l'agence viennoise. La représentation permanente de la RII à l'Onu a publié vendredi soir un communiqué de presse à New York indiquant que compte tenu de la pleine coopération entre Téhéran et l'AIEA ayant abouti au règlement de certaines questions en suspens, désormais, il n'y avait plus aucune raison pour faire examiner le dossier nucléaire iranien au CS (conseil de sécurité) et que par conséquent, le dossier sera exclusivement du domaine de compétence de l'AIEA, dans le cadre de son mécanisme normal et technique. Le communiqué affirme par ailleurs que la position adoptée par les autorités américaines à l'égard du rapport de Mohamed el-Baradei montre que ces dernières poursuivent encore une politique de destruction et d'entraves vis-à-vis des activités nucléaires civiles iraniennes. Sans doute, ajoute le communiqué, toute ingérence ultérieure du CS aura des retombées négatives sur l'entente entre la RII et l'AIEA. D'autre part, le vice-président de l'Organisation iranienne de l'Energie atomique, chargé des affaires internationales, Mohammad Saïdi a déclaré vendredi au terme d'une réunion technique de l'agence viennoise consacrée à l'Iran qu'il s'agissait d'une des réunions les plus calmes de ces dernières années. Lors de la réunion du vendredi à part, les Etats-Unis, la France, le Canada et l'Australie, les autres pays n'avaient aucune question sur le rapport de Mohamed el-Baradei qui doit être présenté le 22 novembre à la réunion trimestrielle du Conseil des gouverneurs. Les médias ont largement couvert le rapport du DG de l'AIEA insistant sur le fait qu'il avait désorienté les Etats-Unis et certains pays qui souhaitaient l'isolement de Téhéran et le durcissement des sanctions contre l'Iran. Dans le même temps, l'on a annoncé l'annulation d'une réunion des 6 (les 5 membres permanents du CS et l'Allemagne) qui devait avoir lieu lundi en raison des divergences profondes entre les membres du CS et de l'opposition de la Chine à un durcissement des sanctions. Les Etats-Unis, la France et quelques Etats occidentaux qualifient le rapport de Mohamed el-Baradei de sélectif et d'insuffisant insistant sur leur démarche unilatérale contre l'Iran."
RIA-Novosti

Écrit par : Gilles | 20/11/2007

La Russie étant un des principaux soutiens des mollahs dans le dossier nucléaire, l'article de l'agence russe RIA Novosti est tout sauf neutre.

Écrit par : Jean-Pierre | 20/11/2007

En revanche, les Etats-Unis et Israël sont parfaitement neutres. Comme Sylvain Attal et vous d'ailleurs, Jean-Pierre... Au fait, pouvez-vous m'expliquer pour quelle raison la Russie est "un des principaux soutiens des mollahs" ? Sur quoi vous fondez-vous pour dire cela ? Quelle est la motivation des Russes ?

Écrit par : Gilles | 20/11/2007

tout cela est claire!le rapport est claire!souvenons nous du rapport de l'inexistence d'arme fait par al baradei et du directeur d'antant! normalement si communauté internationale posséde vraiment un pouvoir on aurait du juger powel,bush et cheney ceux qui ont poussé à la guerre!mais non tout le monde sauf les iintellectuels, la société civil les citoyens du monde s'insurgent les gouvernants se sont tues!pour moi donc jean pierre ,rien ne justifie la menace de l'iran,sauf la peur de "perte de vitesse" face à un échiquier politique mondiale en pleine mutation!je pense que l'iran(ou perse ) ne sera pas comme les monarchies arabes qui sont maintenant prisonnier de leur politique archaique cette volonté de maitrise du nucleaire civile en est la preuve !

Écrit par : tiers monde | 20/11/2007

L'iran veut prendre le controle du moyen orient.une fois la bombe prete il peut donner des composants nucleaires aux hamas et sections milices pour attaquer israel (par le terrorisme).
Nous savons bien qu'il aurait un jour un holaucost totale ou partial, donc il fau stopper israel à la course au nucleaire!

Écrit par : Moussa | 20/11/2007

Vous dites "L’Iran est un pays paradoxal. Ce n’est pas une démocratie"

On pourrait entendre que "démocratie" rime avec éthique et raison, alors que tout le monde sait que le seul pays qui a utilisé la bombe atomique était une démocratie.

On en déduit que l'homme peut périr aussi bien à cause d'une bombe iranienne que d'une bombe américaine. Il faudrait donc étudier l'Histoire et faire une analyse pour savoir quels sont les pays qui ont le plus tué des gens pour savoir éventuellement comment disqualifier les nations qui n'ont pas droit au nucléaire.

On pourrait procéder par "logique historique" est demander aux Etats Unis de détruire toutes ses têtes nucléaires, ainsi que la Russie, l'Allemagne pour avoir déjà contribué à des exterminations de masses.

La France de Chirac a procédé à des essais nucléaires, pourquoi a-t-elle ce droit? Est-elle un modèle infaillible? Et si un jour un lepéniste gouvernait et qu'il décidait de détruire un pays africain?

Finalement, il revient de droit, tant que les puissances n'abandonnent pas sincèrement leurs armes, à tout pays de posséder au moins une arme de dissuasion, à l'image de Cuba, même sans posséder cette technologie.

Écrit par : Abuljoud | 20/11/2007

Attal matal toutoulé...

Écrit par : Elvis | 20/11/2007

Jean pierre, la france est également tout sauf neutre en ce moment vis à vis de l'Iran, on nous prépare déjà à la guerre AVEC la france. Alors arrête de rêver, la neutralité, ca existe déjà pas chez nous, alors chez les russes...

Écrit par : alexis | 20/11/2007

Iran : Craintes de mauvais traitements prisonniers d'opinion présumés
lundi, 12 novembre 2007
Ali Sarami (h)
Mohammad Ali Mansouri (h), 47 ans
Iran, ou Masoumeh, Mansouri (f), 22 ans, sa fille
Nasser Sodargari (h), 46 ans
Tahereh Pour Rostam (f), 44 ans, son épouse
Farshid Sodargari, membre de la famille de Nasser Sodargari
Misaq Yazdanejad (h), 21 ans

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC
Index AI : MDE 13/128/2007
AU 286/07
ÉFAI

2 novembre 2007

Les sept personnes mentionnées ci-dessus ont été arrêtées par des responsables du ministère du Renseignement, à la fin du mois d'août et au début du mois de septembre, parce qu'elles avaient participé à une cérémonie marquant le 19e anniversaire des massacres de prisonniers perpétrés en 1988, au cours desquels des milliers de prisonniers politiques avaient été exécutés. Le 29 août, des proches des victimes se sont rassemblés à Khavaran, dans le sud de Téhéran, près d'une fosse commune où certains des prisonniers ont été enterrés.

Ces personnes ont été conduites à la Section 209 de la prison d'Evin à Téhéran, qui est sous le contrôle du ministère du Renseignement et dont l'accès est interdit aux responsables de la prison d'Evin. Elles doivent répondre, selon les informations reçues, aux questions d'un homme envoyé par les services du ministère public de Téhéran.

Ali Sarami a été arrêté par quatre personnes en tenue civile alors qu'il faisait des courses près de son domicile, dans le sud de Téhéran. Elles l'ont emmené chez lui, ont fouillé ses affaires et ont saisi un grand nombre d'objets, dont des albums de photographies et son ordinateur portable. Les membres de sa famille ont cherché à se renseigner mais en ont été découragés, sous peine de conséquences.

Mohammad Ali Mansouri aurait été appréhendé le 2 septembre à son domicile, qui venait d'être fouillé. Ses proches sont allés se renseigner à son sujet auprès d'une chambre du tribunal révolutionnaire, où ils ont été menacés d'emprisonnement. Le 27 octobre, sa fille Iran, ou Masoumeh, Mansouri a été convoquée pour récupérer les affaires de son père. Son frère et un oncle se sont rendus sur place, mais ont été renvoyés chez eux et chargés de demander à Iran Mansouri de venir en personne, ce qu'elle a fait. Depuis lors, elle est maintenue en détention au secret. Elle n'avait pas pris part à la cérémonie de commémoration à Khavaran. Il semble qu'elle soit détenue pour avoir demandé des nouvelles de son père et, peut-être, pour avoir évoqué la détention de son père au cours d'un entretien accordé le 10 octobre au journal norvégien Dagbladet. L'interrogateur aurait interdit à la famille de parler de l'affaire à des journalistes. Celle-ci a fait appel au défenseur des droits humains Abdolfattah Soltani pour représenter Mohammad Ali Mansouri, mais on lui a demandé de choisir un autre avocat.

Nasser Sodargari et son épouse Tahereh Pour Rostam ont tous les deux participé aux commémorations à Khavaran. Nasser Sodargari a été arrêté sur son lieu de travail, puis conduit à son domicile, qui a fait l'objet d'une fouille minutieuse. Certains de ses effets personnels, dont des albums de photographies et un ordinateur portable, ont été saisis. Le couple a deux garçons à l'âge de l'adolescence. L'un d'eux est considéré comme un adulte, car il est âgé de dix-huit ans. De ce fait, il semble qu'ils soient actuellement livrés à eux-mêmes. Farshid Sodargari, qui fait partie de la famille de Nasser Sodargari, a été appréhendé sur son lieu de travail le 9 ou le 10 septembre. Il a lui aussi été conduit chez lui et les personnes qui l'ont arrêté ont fouillé son domicile de fond en comble et saisi divers biens lui appartenant.
Misaq Yazdanejad a été arrêté à son domicile le 10 septembre. Selon les informations reçues, il suit un traitement. Sa mère a apporté ses médicaments à la prison d'Evin, mais les gardiens ont refusé de les prendre. Des responsables ont envoyé un SMS à partir du téléphone portable de Misaq Yazdanejad à tous les contacts se trouvant dans le répertoire de son téléphone.

Les images des commémorations organisées cette année à Khavaran peuvent être visionnées aux adresses Internet suivantes

: http://www.youtube.com/watch?v=hfinvzW4mxw

et http://www.youtube.com/watch?v=uf8FD0ZymwE.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Entre le 27 juillet 1988 et la fin de l'année 1988, des milliers de prisonniers politiques, y compris des prisonniers d'opinion, ont été exécutés dans des prisons de tout le pays. La grande majorité d'entre eux avaient été condamnés à mort au terme de procès expéditifs ou de brefs entretiens. Les exécutions ont été autorisées par les plus hauts dirigeants de l'Iran et étaient censées enrayer la menace représentée par des groupes armés d'opposition, en particulier l'Organisation iranienne des moudjahidin du peuple (OIMP) et le Fedayan-e Khalq. Amnesty International considère ces exécutions comme des crimes contre l'humanité. Aux termes du droit international en vigueur en 1988, on entend par crimes contre l'humanité des attaques généralisées ou systématiques dirigées contre des civils et fondées sur des motifs discriminatoires, y compris d'ordre politique. Selon Amnesty International, il ne devrait exister aucune impunité pour les auteurs d'atteintes aux droits humains, quel que soit l'endroit ou le moment où ces atteintes ont été commises. Les exécutions de 1988 doivent faire l'objet d'une enquête indépendante et impartiale, et tous les responsables présumés doivent être traduits en justice et recevoir les peines appropriées. Le rapport d'Amnesty International intitulé Iran: Violations of human rights 1987-1990 (décembre 1990) expose de façon détaillée l'ampleur des massacres de prisonniers en 1988 et a servi de base aux actions menées par Amnesty International à ce sujet.

Écrit par : Jean-Pierre | 21/11/2007

Iran : Craintes de mauvais traitements prisonniers d'opinion présumés
lundi, 12 novembre 2007
Ali Sarami (h)
Mohammad Ali Mansouri (h), 47 ans
Iran, ou Masoumeh, Mansouri (f), 22 ans, sa fille
Nasser Sodargari (h), 46 ans
Tahereh Pour Rostam (f), 44 ans, son épouse
Farshid Sodargari, membre de la famille de Nasser Sodargari
Misaq Yazdanejad (h), 21 ans

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC
Index AI : MDE 13/128/2007
AU 286/07
ÉFAI

2 novembre 2007

Les sept personnes mentionnées ci-dessus ont été arrêtées par des responsables du ministère du Renseignement, à la fin du mois d'août et au début du mois de septembre, parce qu'elles avaient participé à une cérémonie marquant le 19e anniversaire des massacres de prisonniers perpétrés en 1988, au cours desquels des milliers de prisonniers politiques avaient été exécutés. Le 29 août, des proches des victimes se sont rassemblés à Khavaran, dans le sud de Téhéran, près d'une fosse commune où certains des prisonniers ont été enterrés.

Ces personnes ont été conduites à la Section 209 de la prison d'Evin à Téhéran, qui est sous le contrôle du ministère du Renseignement et dont l'accès est interdit aux responsables de la prison d'Evin. Elles doivent répondre, selon les informations reçues, aux questions d'un homme envoyé par les services du ministère public de Téhéran.

Ali Sarami a été arrêté par quatre personnes en tenue civile alors qu'il faisait des courses près de son domicile, dans le sud de Téhéran. Elles l'ont emmené chez lui, ont fouillé ses affaires et ont saisi un grand nombre d'objets, dont des albums de photographies et son ordinateur portable. Les membres de sa famille ont cherché à se renseigner mais en ont été découragés, sous peine de conséquences.

Mohammad Ali Mansouri aurait été appréhendé le 2 septembre à son domicile, qui venait d'être fouillé. Ses proches sont allés se renseigner à son sujet auprès d'une chambre du tribunal révolutionnaire, où ils ont été menacés d'emprisonnement. Le 27 octobre, sa fille Iran, ou Masoumeh, Mansouri a été convoquée pour récupérer les affaires de son père. Son frère et un oncle se sont rendus sur place, mais ont été renvoyés chez eux et chargés de demander à Iran Mansouri de venir en personne, ce qu'elle a fait. Depuis lors, elle est maintenue en détention au secret. Elle n'avait pas pris part à la cérémonie de commémoration à Khavaran. Il semble qu'elle soit détenue pour avoir demandé des nouvelles de son père et, peut-être, pour avoir évoqué la détention de son père au cours d'un entretien accordé le 10 octobre au journal norvégien Dagbladet. L'interrogateur aurait interdit à la famille de parler de l'affaire à des journalistes. Celle-ci a fait appel au défenseur des droits humains Abdolfattah Soltani pour représenter Mohammad Ali Mansouri, mais on lui a demandé de choisir un autre avocat.

Nasser Sodargari et son épouse Tahereh Pour Rostam ont tous les deux participé aux commémorations à Khavaran. Nasser Sodargari a été arrêté sur son lieu de travail, puis conduit à son domicile, qui a fait l'objet d'une fouille minutieuse. Certains de ses effets personnels, dont des albums de photographies et un ordinateur portable, ont été saisis. Le couple a deux garçons à l'âge de l'adolescence. L'un d'eux est considéré comme un adulte, car il est âgé de dix-huit ans. De ce fait, il semble qu'ils soient actuellement livrés à eux-mêmes. Farshid Sodargari, qui fait partie de la famille de Nasser Sodargari, a été appréhendé sur son lieu de travail le 9 ou le 10 septembre. Il a lui aussi été conduit chez lui et les personnes qui l'ont arrêté ont fouillé son domicile de fond en comble et saisi divers biens lui appartenant.
Misaq Yazdanejad a été arrêté à son domicile le 10 septembre. Selon les informations reçues, il suit un traitement. Sa mère a apporté ses médicaments à la prison d'Evin, mais les gardiens ont refusé de les prendre. Des responsables ont envoyé un SMS à partir du téléphone portable de Misaq Yazdanejad à tous les contacts se trouvant dans le répertoire de son téléphone.

Les images des commémorations organisées cette année à Khavaran peuvent être visionnées aux adresses Internet suivantes

: http://www.youtube.com/watch?v=hfinvzW4mxw

et http://www.youtube.com/watch?v=uf8FD0ZymwE.

INFORMATIONS GÉNÉRALES

Entre le 27 juillet 1988 et la fin de l'année 1988, des milliers de prisonniers politiques, y compris des prisonniers d'opinion, ont été exécutés dans des prisons de tout le pays. La grande majorité d'entre eux avaient été condamnés à mort au terme de procès expéditifs ou de brefs entretiens. Les exécutions ont été autorisées par les plus hauts dirigeants de l'Iran et étaient censées enrayer la menace représentée par des groupes armés d'opposition, en particulier l'Organisation iranienne des moudjahidin du peuple (OIMP) et le Fedayan-e Khalq. Amnesty International considère ces exécutions comme des crimes contre l'humanité. Aux termes du droit international en vigueur en 1988, on entend par crimes contre l'humanité des attaques généralisées ou systématiques dirigées contre des civils et fondées sur des motifs discriminatoires, y compris d'ordre politique. Selon Amnesty International, il ne devrait exister aucune impunité pour les auteurs d'atteintes aux droits humains, quel que soit l'endroit ou le moment où ces atteintes ont été commises. Les exécutions de 1988 doivent faire l'objet d'une enquête indépendante et impartiale, et tous les responsables présumés doivent être traduits en justice et recevoir les peines appropriées. Le rapport d'Amnesty International intitulé Iran: Violations of human rights 1987-1990 (décembre 1990) expose de façon détaillée l'ampleur des massacres de prisonniers en 1988 et a servi de base aux actions menées par Amnesty International à ce sujet.

Écrit par : Jean-Pierre | 21/11/2007

L'iran est un pays democratique. Les Etats-unis qui attenquent des pays independants sans aucun raison restent le seul pays au monde qui seme la terreur. Un pays qui ne s'allie pas avec la politqiue des Etats-unis est generalement consideré comme pays terroriste ou soutient le terrorisme. Je vois mal qu'un pays qui ose agrecer un pays souverien sans raison se permet de dire que d'autres pays semment la terreure. Les pays qui creent les conflis dans ce monde sont les Etats-unis et l'Israel. Ce sont les deux pays qui mettent le proche-oreant en dangé.

Écrit par : houdjasse | 21/11/2007

@khaled: en effet je suis journaliste. Cela n'a jamais été synonyme de neutralité mais d'une certaine démarche recherchant la vérité ou disons l'exactitude, la précision la synthèse etc.
je vous propose de lire ceci,
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=83&art_id=348827

entre autres "preuves", les responsables iraniens eux mêmes ne dissimulent pas toujours les objectifs de l'Iran. Si téhéran ne poursuivait qu'un programme civil il n'aurait pas besoin d'autan de centrifugeuses en cascade et n'aurait aucun problème avec les demandes de l'AIEA.
je rappelle que, contrairement à Israël l'Iran a signé l'accord de non prolifération

quand aux nombreuses remarques sous jacentes sur le "deux poids deux mesures" et sur le fait que tous les Etats, égaux cela va sans dire aurait un droit égal à se doter de la bombe, cela revient à la pire dissémination et ferait courrir un risque incalculable à notre planète.
j'ai argumenté sur ce point dans les commentaires postés dans l'autre version de mon blog:

http://sylvainattal.blogspot.com/2007/11/faut-il-bombarder-liran.html

Écrit par : sylvain | 21/11/2007

Bombarder l'Iran est une recommandation israélienne. Alors, faut-il écouter Israël ? NON.

Écrit par : ALLAIN JULESC@MMUNICATION | 21/11/2007

ca aurai deja été fait ;la seule raison qui empeche les usa ,c'est la pression russe et chinoise

Écrit par : kifak | 21/11/2007

Je me permets de reprendre la phrase citée par Khaled et sa question. Vous écrivez : "Commençons par ce qui ne fait guère de doute : La république islamique d’Iran cherche bien à se doter d’une capacité de dissuasion ou d’intimidation nucléaire."

Vous êtes journaliste et vous voulez "contribuer à régénérer le journalisme français".

Voici la dernière brève sur le sujet parue sur le site de "La Libre Belgique", site que vous citez vous-même :

"Le directeur de l'AIEA pour la diplomatie
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed el Baradeï, estime dans un entretien au "Monde" daté de mardi que, "à supposer que l'Iran ait l'intention de se doter de la bombe nucléaire, il lui faudra encore entre trois et huit années pour y arriver". Le chef de l'agence onusienne veut "détourner les gens de l'idée que l'Iran sera une menace dès demain, et que nous nous trouvons maintenant devant la question de savoir s'il faut bombarder l'Iran ou le laisser avoir la bombe". "Nous ne sommes pas du tout dans cette situation", affirme-t-il.
" Certains ont tendance à parler un peu vite de l'usage de la force, en brandissant cette idée de "guerre juste" ou de "guerre préventive" ", critique M. el Baradeï, alors que plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France, durcissent le ton à l'égard de Téhéran.
Pour le prix Nobel de la paix, " nous avons encore beaucoup de temps pour utiliser tous les outils de la diplomatie ". (AP)

Qu'est-ce qui vous permet, en tant que journaliste, de mettre en doute les paroles du directeur de l'AIEA, qui est censé être le mieux renseigné sur le sujet ?



http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=83&art_id=378624

Écrit par : Gilles | 21/11/2007

Je me permets de reprendre la phrase citée par Khaled et sa question.
Vous écrivez : "Commençons par ce qui ne fait guère de doute : La république islamique d’Iran cherche bien à se doter d’une capacité de dissuasion ou d’intimidation nucléaire."
Vous êtes journaliste et vous voulez "contribuer à régénérer le journalisme français".
Voici la dernière brève sur le sujet parue sur le site de "La Libre Belgique", site que vous citez vous-même :
"Le directeur de l'AIEA pour la diplomatie
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed el Baradeï, estime dans un entretien au "Monde" daté de mardi que, "à supposer que l'Iran ait l'intention de se doter de la bombe nucléaire, il lui faudra encore entre trois et huit années pour y arriver". Le chef de l'agence onusienne veut "détourner les gens de l'idée que l'Iran sera une menace dès demain, et que nous nous trouvons maintenant devant la question de savoir s'il faut bombarder l'Iran ou le laisser avoir la bombe". "Nous ne sommes pas du tout dans cette situation", affirme-t-il. " Certains ont tendance à parler un peu vite de l'usage de la force, en brandissant cette idée de "guerre juste" ou de "guerre préventive" ", critique M. el Baradeï, alors que plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France, durcissent le ton à l'égard de Téhéran. Pour le prix Nobel de la paix, " nous avons encore beaucoup de temps pour utiliser tous les outils de la diplomatie ". (AP)
Qu'est-ce qui vous permet, en tant que journaliste, de mettre en doute les paroles du directeur de l'AIEA, qui est censé être le mieux renseigné sur le sujet ?
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=83&art_id=37862

Écrit par : Gilles | 21/11/2007

L'iran est un état impérialiste qui a des visées très importantes sur le Proche et Moyen Orient. Elle se trouve en compétition avec l'Arabie Saoudite qui est chef de file du monde arabe sunnite. Dans le cadre de cette compétition, l'Iran cherche à prendre l'avantage en se dotant de l'arme nucléaire. Le but n'est pas pour elle de détruire Israël, en effet l'état hébreu dispose des moyens de répliquer (le général De Gaulle leur avait fourni l'arme nucléaire pour embêter les américains!) et n'hésiterait pas à le faire (perdu pour perdu après tout).

A ceux qui prétendent que l'Iran est une démocratie, je répond qu'un pays où la majorité élue peut voir ses initiatives bloquées par des leaders spirituels, qui eux ne sont pas élus mais qui se cooptent, n'est pas une vraie démocratie.Le Président iranien n'est pas le n°1 de l'état, mais seulement le N°5 ou 6.

Les autorités russes et chinoises soutiennent l'Iran car elles y ont des intérêts évidents: contester l'influence US au Proche et Moyen Orient, vendre des armes à l'Iran (mais aussi à la Syrie qui est en voie de vassalisation vis à vis de l'Iran, ce qui est drôle quand on sait que l'état syrien se veut laïc).

Enfin, rappelons que l'Iran a aujourd'hui la capacité balistique d'atteindre le sud de l'Europe; cette capacité devrait augmenter dans les années à venir.

Écrit par : alexandre | 21/11/2007

Alexandre nous assène une série de "vérités" vagues et invérifiables. Du moins, il ne se prétend pas journaliste.
"Les autorités russes et chinoises soutiennent l'Iran car elles y ont des intérêts évidents: contester l'influence US au Proche et Moyen Orient, vendre des armes à l'Iran", écrit-il. Je me réjouis que la suprématie du pays le plus dangereux de la planète, les Etats-Unis, puisse être contrariée aujourd'hui.

Écrit par : Gilles | 21/11/2007

En août 2002, le principal groupe d'opposition iranien a révélé l’existence de deux sites nucléaires cachés en construction en Iran – une site de production d’eau lourde à Arak et un autre de production de combustible à Natanz. Comme l’a précisé par la suite l’AIEA sur la base des révélations d’août 2002, le régime des mollahs avait commencé depuis des années un programme ambitieux de production de centrifugeuses. Le régime a confirmé au directeur général de l’AIEA en février 2003 que le site de Natanz devait devenir un site de centrifugeuse pour l’enrichissement à une échelle industrielle, pour fournir clairement du combustible nucléaire. Quand des soupçons ont fait leur apparition sur des activités d’enrichissement probables au site de la compagnie Kalaye-Electric à Téhéran, les mollahs ont d’abord démenti, disant qu’il s’agissait d’un entrepôt ou d’une fabrique de montres. Puis ils ont admis que c’était un site lié aux activités nucléaires, mais a désigné Kalaye comme une simple installation de pièces de centrifugeuses. Puis le régime a de nouveau changé de scénario, alors que l’AIEA s’approchait de la vérité, concédant qu’il avait testé là pendant les cinq dernières années des centrifugeuses. Il a rejeté les demandes de l’AIEA de faire des prélèvements sur l’environnement de Kalaye pendant plusieurs mois. Durant cette période il a nettoyé et remis à neuf l’intérieur des bâtiments du site, dans le but manifeste d’empêcher l’AIEA de trouver quoi que ce soit. Dans un autre site suspecté de mener des activités d’enrichissement au laser, les mollahs ont encore refusé à l’AIEA la permission de faire des prélèvements et ont déplacé les équipements hors du bâtiment. En 2004, le régime a complètement rasé un bâtiment à Lavizan qui avait été publiquement identifié par l’opposition comme étant associé à des activités ADM. Aujourd'hui, après plusieurs années de tentatives délibérées de dissimulation de leurs activités à l’AIEA, personne n’est vraiment prêt à leur accorder le bénéfice du doute.

Écrit par : Jean-Pierre | 21/11/2007

et on appelle cela du journalisme !!!!!!!

Lire autant de mensonges dans le même article, on atteint le sommet !! On voit bien que la guerre de desinformation est reparti de plus belle

Le nucleaire est la volonté du peuple iranien dans son ensemble. Les sanctions, voir une agression militaire n'y changeront pas grand chose.

Ahmaninejad n'est pas le dictateur sanguinaire que la presse occidentale decrit : il a été elu pour 4 ans et ses pouvoirs réel sont très limités.

Écrit par : choruss | 21/11/2007

Monsieur Attal, e, tant qu'être humain, j'ai honte.
Vous parlez dans votre article de "bombes sales"! Parce que vous connaissez des "bombes propres" vous!
Votre question : "Faut-il bombarder l'Iran?" Pourquoi ne posez-vous pas la question autrement : "Faut-il bombarder et massacrer des milliers d'iraniens?". Je suppose que vous vous porterez volontaire pour aller enterrer tous ces innocents qui n'auraient comme seul tort que d'être gouverner par des gens qui vous font peur?
Je suppose que vous serez dans la rue le mois prochain pour aller manifester votre joie à l'arrivée du colonel Khadafi en France!

Écrit par : Jean-Marie Belgique | 21/11/2007

Jean-Pierre, citez vos sources. Cela commence à bien faire.

Écrit par : Gilles | 21/11/2007

Jean-Pierre écrit : "Aujourd'hui, après plusieurs années de tentatives délibérées de dissimulation de leurs activités à l’AIEA, personne n’est vraiment prêt à leur accorder le bénéfice du doute."

Pourtant, quelqu'un leur accorde le bénéfice du doute : Mohamed el-Baradei, le secrétaire de L'AIEA, qui emploie l'expression "À SUPPOSER QUE l'Iran ait l'intention de se doter de la bombe nucléaire". cela montre clairement que cette accusation est pure hypothése (ou pur mensonge).

Écrit par : Gilles | 21/11/2007

Pour avoir eu l'occasion d'en discuter avec des collègues assez au fait des questions d'armement, un éventuel bombardement de l'Iran pour le priver de dispositifs d'enrichissement d'uranium n'aurait rien à voir avec les frappes qui ont été menées en Irak.

L'Iran n'a pas attendu M. Ahmedinedjad pour tirer les leçons des deux guerres du Golfe. Les installations sont enterrées, bunkérisées, dispersées, tout un tas de conditions qui rendront un bombardement conventionnel inefficace.

On en vient au paradoxe suprême : pour ôter à l'Iran sa capacité à produire l'arme nuclaire, il va falloir des armes nucléaires. Certains faucons aux Etats Unis n'excluent pas, du moins en privé, cette option, avec un impresionnant lot de dommages collatéraux puisqu'une arme nucléaire utilisée contre une installation iranienne, souvent située près de zones urbanisées, en dépit de sa bunkérisation, aura un potenitle de destruction bien au-delà de la cible visée ...

Le renforcement de sanctions, l'aide à des groupes d'opposition ont des chances (même si cela demandera un peu de temps) d'ébranler un régime qui se montre de moins en moins crédible devant sa propre opinion publique.

Écrit par : J CHIPOT | 21/11/2007

Afligeant!
Mr Attal, vous vous dites journaliste avec une opinion et faisant des synthèses des informations. vous avez tout faux : plutot que de lire les articles de l'aFP ou de la presse US qui ne fait que reprendre les articles "proposés" par l'administration US vous feriez mieux de vous renseigner sérieusement.

Oui l'Iran a signé le TNP et effectivement Israel non : donc d'après vous, Israel a le droit d'avoir des bombes atomiques et l'Iran n'a pas le droit d'enrichir l'Uranium. Malheureusement pour vous, le TNP précise que c'est l'enrichissement est un droit! Ainsi d'après votre logique il suffit de ne pas signer le TNP pour pouvoir menacer ses voisins d'atomisation (et les Israeliens l'on fait!).

Je vois d'ici que vous allez me dire qu'Ahmadinejad a menacé de "rayer Israel de la carte": Pas de bol c'est encore faux, et c'est du a une erreur de traduction. Je vous laisse lire l'article (d'un Israelien) sur le site ContreInfo.info : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1306&var_recherche=rayer+Israel+de+la+carte

Vous semblez en plus bien léger sur les répercutions d'une éventuelle attaque contre l'Iran : ne croyez pas que cela sera une partie de "plaisir" qui s'arretera quand les USA l'auront décidé. L'Irak en est une preuve flagrante. Renseignez vous un peu sur le concept de guerre asymétrique cela vous fera du bien...

Quand au menace d'attaque de l'Iran sur l'Europ vous êtes ridicule et c'est un délire sorti tout droit de votre esprit ou d'esprit guerrier en recherche d'arguments pas trop minables pour attaquer l'Iran.

Pour finir, vous levez la menace de dissémination de bombes sales par le hezbollah et consort sous la coupe de l'Iran. Si vous cherchez des bombes sales, jetez un oeil sur l'Afghanistan et l'Irak ou les USA ou semé des dizaines de millers de munitions à l'uranium appauvri... et vivez quelques mois à coté puis on en reparlera!

Écrit par : Jerome | 21/11/2007

Vous voulez bombarder l'Iran, faites donc. Il est clair que beaucoup "d'intellectuels" qui ces dernières années et mêmes ses derniers mois ont retourné leur veste idéologique pour tomber dans l'excès inverse regrettent de ne pas avoir suivit le mouvement néoconcervateur dés le départ.
Ils sentent bien que même si G W Bush atteint la fin de son mandat, ça ne signifiera pas forcement la fin du règne des faucons.
Ses mêmes faucons ayant aujourd'hui trouvés leurs équivalents français, les "penseurs" de cour leur emboîtent le pas.
Bombardons l'Iran et cette fois nous seront de la partie, on pourra envoyer Mr Attal en direct de Téhéran sous les bombes ça fera des images magnifique.
On leur emmène quoi à eux, la démocratie, la paix ou une autre vertu humaniste?
Il est clair qu'il est de l'intérêt de tout le monde de faire cette nouvelle guerre, le nucléaire n'étant qu'un prétexte parmi d'autres ( pourquoi ne pas attaquer la Corée du Nord, le Pakistan, l'Inde ou même Israël?).
2008 va consister pour les collègues de Mr Attal de rendre pour le spectateur le recours aux bombardements.
Certains en France se sentiront plus viril comme ça et ne seront plus l'objet des quolibets des autres nations (USA, UK) qui traitent les français de lâches (c'est vrai que ç'est courageux de participer à une ratonnade de masse). Bon moi je m'en vais faire des réserves de farine et sucre à carrefour

Écrit par : OTHELLO | 21/11/2007

Vous voulez bombarder l'Iran, faites donc. Il est clair que beaucoup "d'intellectuels" qui ces dernières années et mêmes ses derniers mois ont retourné leur veste idéologique pour tomber dans l'excès inverse regrettent de ne pas avoir suivit le mouvement néoconcervateur dés le départ.
Ils sentent bien que même si G W Bush atteint la fin de son mandat, ça ne signifiera pas forcement la fin du règne des faucons.
Ses mêmes faucons ayant aujourd'hui trouvés leurs équivalents français, les "penseurs" de cour leur emboîtent le pas.
Bombardons l'Iran et cette fois nous seront de la partie, on pourra envoyer Mr Attal en direct de Téhéran sous les bombes ça fera des images magnifique.
On leur emmène quoi à eux, la démocratie, la paix ou une autre vertu humaniste?
Il est clair qu'il est de l'intérêt de tout le monde de faire cette nouvelle guerre, le nucléaire n'étant qu'un prétexte parmi d'autres ( pourquoi ne pas attaquer la Corée du Nord, le Pakistan, l'Inde ou même Israël?).
2008 va consister pour les collègues de Mr Attal de rendre pour le spectateur le recours aux bombardements INELUCTABLE.
Certains en France se sentiront plus viril comme ça et ne seront plus l'objet des quolibets des autres nations (USA, UK) qui traitent les français de lâches (c'est vrai que ç'est courageux de participer à une ratonnade de masse). Bon moi je m'en vais faire des réserves de farine et sucre à carrefour

Écrit par : OTHELLO | 21/11/2007

M. Ahmedinedjad a été élu démocratiquement certes les mollahs ont mains mises sur les institutions, nous appelons cela une théocritie. Sera t-elle éternelle, je ne pense pas et j'en suis sûr à 100 %.

Arrêtons tout simplement dans un premier temps de croire au bien fondé de cette politique de "je vous fais tous peur mes chers concitoyens, ne nous ennuyons donc pas de lourdeurs démocratiques et de libertés individuelles, nous prenons les pleins pouvoirs et votre totale sécurité sera assurée."

Que s'est-il passé aux USA, que se passe t-il au Japon ? C'est vraiment paradoxal, nos libertés individuelles sont et seront de plus en plus bafouées et nous allons acquiescer sans broncher car on nous dit que nous devons avoir peur. De quoi ? inutile de nous fatiguer à chercher, on nous dit déjà de quoi nous devons avoir peur. De qui ? De tous les méchants enfin ceux sur la liste de l'administration de W. Qu'en est-il des recherches scientifiques éventuellement sur le nucléaire au Venezuela, en Libye, à Cuba et la liste est longue.

En ce qui concerne le président iraniens ? un expert de la provocation verbale certes mais que je saches l'Iran est-elle entrée en guerre, a t-elle bombardé un de ses voisins ? Ah oui, la guerre préventive ! Dans ce cas là, il faudrait peut-être voir ce que l'on peut faire contre la Chine, régime communiste, de surcroît une dictature, doté de l'arme nucléaire et qui augmente ses dépenses militaires de façon inquiétante. Là aussi, il faudrait voir à agiter quelques épouvantails.

Je n'aime pas particulièrement le régime iranien et tout ce qui ressemble de près ou de loin à un régime dictatorial même issu des urnes mais je comprend la réaction de son président.

L'interdiction ou l'accord à une nation de la détention de l'arme nucléaire émane systématiquement du seul pays les États Unis. Nation, qui a utilisé à deux reprises la bombe atomique, envahit des nations libres, le Vietnam ou plus récemment l'Irak. Donc par quelle légitimité peuvent t-ils décider pour telle ou telle nation ?

Je pense que le vrai débat se situe plus à ce niveau plutôt que cette question ignoble : Faut-il bombarder l'Iran ? Mais de quel droit une notion pourrait s'octroyer le droit de bombarder une autre nation pour une seule question préventive ?

Écrit par : Loic | 21/11/2007

D'ailleurs Loic, pour reprendre votre thème de la guerre préventive, l'Iran doit attaquer préventivement les USA et Israel avant que ces derniers ne les attaquent préventivement au cas ou le premier n'est l'idée de les attaquer préventivement.... On voit bien toute l'absurdité de la notion d'attaque préventive "moralement "juste".

Écrit par : Jerome | 21/11/2007

Je vais en coller une à mon petit frère à titre préventif pour la prochaine connerie qu'il va faire ( et il là fera j'en suis sûr). je ne sait pas ce que ça vaut juridiquement, y a t'il un juriste qui pourrait nous éclairer. Car si s'est oui et "moralement" juste, on pourrait mettre quelques jeunes de banlieue en tôle à titre préventif puisqu'ils vont commettre un délit (c’est quasi certain).
"Moralement juste", mais quelle blague! Juste pour qui, allez en parler au Irakiens qui ont perdu un dictateur et ont gagné une guerre civile parti pour durer des siècles et au passage ont perdus leur souveraineté au profit des USA et de l'Iran.
Bombardez si cela vous chante, de toutes manières les dés sont pipés depuis longtemps alors...
Un bon petit conflit dans lequel on sera impliqué ça faisait longtemps et avec le cousin amerlock on est sur de gagner pas comme en Côte d'Ivoire où on se fait secouer par une armée de vas nus pieds.
J'entend déjà les grandes orgues du souvenir de Munich (Houulàlà ça fait peur!) alors qu'il n'y a aucun rapport. De toutes les manières on fait des raccourcis historiques quand ça nous chante (Horteufeux et ses "rafles"-Non aucun rapport! Mais l'Iran et l'Allemagne Nazi de 39, oui ça le fait graaaave!!!)
"Moralement juste"... puis quoi encore?
Moi je comme beaucoup de gens, j'en ai rien à f**** de l'Iran (ç'est triste à dire) mais faut pas nous prendre pour des cons. Si vous voulez leur en mettre plein la gueule faut le dire ç'est tout et pas chercher des justifications vaseuses(la démocratie gnagnagna la liberté d'expression gnagnagna... Foutaises!!).
Bon j'arrête là, vaut mieux.

Écrit par : othello | 21/11/2007

décidement, il semble qu'un certain nombre d'entre vous aient du mal avec la compréhension de ce qu'ils lisent. Je n'ai jamais dit qu'il fallait bombarder l'Iran et je cite même une analyse (van creveld) qui explique précisément pourquoi cela n'a pas de sens. Je parle des sanctions, mais c'est déjà trop pour ceux qui prefèrent le régime des mollahs et de leur président élu (la belle affaire, comme si élection signifiait toujours démocratie...), aux démocraties que sont les etats unis et Israël.
Quand à vous Gilles qui demandez ce qui m'autorise, moi journaliste à mettre en cause ce que dit M. Baradei, "mieux renseigné a priori") ne savez vous pas que les journalistes sont faits précisément pour ça. Pour Remettre en cause à l'occasion les discours officels?...
Quand à Jean Marie il m'a bien fait rire. renseignez vous et vous saurez ce qu'on appelle une bombe sale. Ce n'est pas le contraire d'une bombe propre. Cela veut dire qu'elle a été détournée d'un circuit officiel, de son usage initial, le plus souvent volée à un Etat, ou de fabrication artisanale...bonne nuit.

Écrit par : sylvain | 22/11/2007

En somme, vous êtes mieux renseigné que ne l'est l'AIEA. Qui vous renseigne, monsieur le journaliste ?

Écrit par : Gilles | 22/11/2007

sylvain> vous n'êtes pas journaliste!plus amateur que pro!un vrai doit être objective ,avec des analyses sans conclusion ni avis perso!ce n'est pas parceque les usa sont "les plus fort" que c'est une démocratie parfaite!ce n'est qu'un exemple de démocratie et en plus ça ne marche pas bien chez eux,(discrimination,....)!heureusement pour tous il y quelques personnes pas con chez eux qui veillent sinon,les attal seront sur l'echafaud!

Écrit par : tiers monde | 22/11/2007

Quelques précisions car les réactions (au demeurant très pertinentes) des précédents internautes appellent deux commentaires :

- je le répète, bombarder l'Iran sera au mieux un non sens, au pire une catastophe humanitaire car les défenseurs d'une opération militaire, aux USA, martèlent que seule une (ou plusieurs) frappe(s) NUCLEAIRES auront un impact significatif sur le dispositif d'enrichissement iranien, qu'il soit civil ou militaire

- quant à l'utilisation d'armes douteuses en Irak, l'internaute qui a évoqué l'uranium apprauvri est, hélas, au dessous de la réalité. C'est vrai pour la première guerre du Golfe, mais pour la seconde (celle de 2003) des têtes d'obus consituées d'un mélange uranium appauvri + plutonium ont été utilisées. Pourquoi le plutonium ? Tout simplement parce que ce métal présente des caractéristiques mécaniques, notamment de performation, encore supérieures à celles de l'uranium. Il faut juste s'assurer que ce plutonium, véritable petite arme chimique parce que plus dangereux chimiquement que sur le plan radiologique, est en quantité suffisante pour garantir le pouvoir de perforation mais pas excessive pour les problèmes de criticité. On ne l'a pas trop dit, mais la prise de Bagdad s'est accompagné de tirs d'un million d'obus en quatre jours sur la capitale irakienne, ce qui est à l'opposé de méthodes chirurgicales ...

En outre, les mêmes faucons n'imaginent pas de bombardement de l'Iran sans une invasion, et là je rejoins celui qui a évolué l'invasion (manquée) du Vietnam ou celle (soi disant réussie du point de vue anglo américain) de l'Irak. Avec à la clé des opérations aussi peu reluisantes que celles qui ont presque entièrement détruit Fallujah en novembre 2004. Mais Dick Cheney l'avait clamé haut et fort à l'époque : Fallujah était bien entendu une cache de terroristes, dès lors les conventions de Genève censées épargner les populations civiles lors de frappes terrestres ou aériennes ne s'appliquaient plus ...

Écrit par : Jean CHIPOT | 22/11/2007

Monsieur Attal, je vous ai bien fait rire dites-vous! Pour ma part, je peux vous dire que vos articles (pour quelqu'un qui se dit "journaliste") ne me font pas rire du tout.
Vous avez l'air de penser que j'oppose "bombe sale" à "bombe propre"? Je vous répète que pour moi, il n'existe pas de "bombe propre" ni d'arme intelligente". Votre relative jeunesse vous donne droit à des circonstances atténuantes encore que ... Je viens de lire votre article sur la grève de 2007 : oui, vous confirmez bien que vous faites bien partie de cette bande de "journaleux" qui sévissent dans le service public audio-visuel français!

Écrit par : Jean-Marie Belgique | 22/11/2007

L’AIEA incapable de confirmer le caractère « pacifique » du programme atomique iranien
....La veille, l’AIEA avait annoncé qu’elle ne pouvait pas confirmer le caractère « pacifique » du programme nucléaire de Téhéran, malgré des progrès dans sa coopération avec les Iraniens.
....M. Baradei a d’entrée de jeu reconnu que ses experts avaient été incapables d’apporter la preuve du caractère « pacifique » du programme nucléaire iranien, comme l’affirme Téhéran. Malgré des progrès dans la coopération entre l’Iran et l’agence, celle-ci a regretté que Téhéran n’ait toujours pas suivi les injonctions répétées de la communauté internationale à cesser les activités d’enrichissement d’uranium...
L’AIEA souhaite, notamment, des explications sur les traces d’uranium hautement enrichi trouvées récemment par ses inspecteurs sur des sites de recherche en Iran.
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=358344

Écrit par : Jean-Pierre | 24/11/2007

Jean-Pierre, c'est vous qui me reprochiez de citer une agence russe pour étayer le fait que rien ne prouve que l'Iran s'est engagé dans le développement de nucléaire à visées militaires. Et vous, vous me citez "L'Orient-Le Jour" comme référence ! Vous ne manquez pas de culot !

Si personne ne peut prouver que je ne détiens pas 1 milliard de dollars sur un compte en Suisse, en déduisez-vous que je suis milliardaire ?

Pour mémoire :
"Le 8 novembre 2002, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte à l'unanimité la résolution 1441 durcissant le régime des inspections en armement de l'Irak sur son sol et lui donnant une dernière chance d'éviter une guerre. Le 18 novembre, les inspecteurs de l'ONU, dirigés par Hans Blix, président de la CCVINU (Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies), arrivent à Bagdad pour le début de leur mission.
Comme prévu dans la résolution 1441, l'Irak remet le 7 décembre à l'ONU une déclaration sur ses armements, jugée très incomplète aussi bien par les experts onusiens que par les membres du Conseil de sécurité. Parmi les cinq membres permanents, la France juge que "malgré son volume, la déclaration irakienne n'apporte que peu d'élements nouveaux" et de ce fait "elle ne permet pas non plus de lever les doutes qui pèsent sur la poursuite par l"'Irak d'activités prohibées. (...) Des zones d'ombre demeurent".
Le 27 janvier 2003, les chefs des inspecteurs de l'ONU en Irak, Hans Blix, président de la CCVINU (Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies) et Mohamed El Baradei, directeur de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), présentent leurs rapports devant le Conseil de sécurité. Ils dressent un bilan mitigé de deux mois d'inspections en Irak, jugeant que Bagdad n'a "pas véritablement accepté de coopérer". Ils demandent plusieurs mois pour mener à bien leur mission et répondre à de nombreuses questions toujours sans réponse.
Le 14 février 2003, Hans Blix et Mohamed El Baradei présentent de nouveaux rapports sur l'Irak devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Notant une progression de la coopération de l'Irak, ils demandent le renforcement des moyens d'inspection et plus de temps pour poursuivre leur tâche.
Le 7 mars 2003, Hans Blix et Mohammed El Baradei présentent leurs 3èmes rapports d'étape à l'ONU, dans lesquels ils affirment que l'Irak s'est montré "actif", dans sa coopération avec les inspecteurs au cours du mois dernier. Hans Blix cite en exemple le coup d'envoi par Bagdad, le 1er mars, des opérations de destruction de ses missiles Al Samoud 2, dont la portée dépasse les 150 km autorisés par les accords de désarmement intervenus après la guerre du Golfe en 1991, et dont les inspecteurs avaient exigé la destruction.
Le 30 mai 2003, Hans Blix présente au Conseil de sécurité un bilan général des inspections effectuées entre le 27 novembre 2002 et le 18 mars 2003, date de la suspension des activités de la CCVINU en raison de l'intervention armée en Irak. Pendant toute la période au cours de laquelle elle a mené ses activités d'inspection, la Commission n'a trouvé aucun élément indiquant la poursuite ou la reprise des programmes d'armes de destruction massive. Le rapport de la Commission souligne également qu'il revenait à la partie irakienne de dévoiler des produits non répertoriés, s'ils existent, ou de donner des preuves de leur non-existence, faute de quoi, la communauté internationale n'est pas en mesure en conclure que l'Irak a mis fin aux programmes prohibés.
Le 30 septembre 2004, le rapport de l'Irak Survey Group, dit rapport Duelfer, confirme l'absence de stocks d'armes bactériologiques, chimiques ou nucléaires au moment de l'entrée en guerre. Affirmant que l'Irak avait renoncé à ce type d'armes dès 1991, le rapport précise qu'il n'avait pas de projets en vue d'en produire."
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/nucleaire/irak.shtml

Écrit par : Gilles | 25/11/2007

l'Iran refuse des inspections supplémentaires par l'AIEA

Un responsable du nucléaire iranien a rejeté samedi la demande faite la veille par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de permettre des inspections supplémentaires des installations nucléaires du pays. Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA, réunis à Vienne jeudi et vendredi, a exhorté Téhéran à ouvrir davantage ses sites nucléaires et à suspendre son programme d'enrichissment d'uranium... Le protocole additionnel de l'AIEA, signé en décembre 2003 par l'Iran, autorise notamment l'agence à des inspections inopinées des installations nucléaires sur le sol iranien. Téhéran refuse d'appliquer ce protocole...

http://www.romandie.com/infos/news2/071124145353.zeeijna1.asp
(©AFP / 24 novembre 2007 15h53)

Écrit par : Jean-Pierre | 25/11/2007

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