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11/09/2007

Suis-je un barbare?

Si j'en crois Renaud Séchan, il faut croire que oui. Car je fais partie de ceux qui prennent plaisir au spectacle de la corrida, avec-je le précise sans aucune volonté de provocation-mise à mort du taureau. Je ne vous ai jamais entretenu de cette passion jusqu'ici, étant le contraire d'un prosélyte. Je trouve parfaitement respectable qu'on n'aime pas la corrida et même qu'elle répugne à certains. Ce qui m'a poussé à transiger avec ce principe c'est le clip anti-corrida commenté par M. Renaud. Que dit-il? Qu'il s'agit "à l'aube du troisième millénaire" d' un spectacle "barbare" où l'on "torture" impitoyablement un animal en public. Je reviendrai sur le terme. Mais surtout il invite chacun à "rejoindre la civilisation", en signant évidement la pétition des anti. Me voici donc rejeté, exclu de la civilisation, au sens de Renaud évidement. Car, à vous je ne sais pas, mais à moi ce type de discours m'évoque furieusement la rhétorique du bien et du mal qui hérisse tant le même Renaud et d'autres avec lui, lorsqu'elle est employée par Bush, par exemple, à propos de l'Irak. M. Renaud est tellement persuadé d'incarner la civilisation, que, forcément, tout ce qu'il n'aime pas et ne comprend pas est assimilé par lui à de la barbarie.
Je ne vais pas me livrer à une longue argumentation sur le sujet. Je renvoie simplement à l'ouvrage de Francis Wolff (ENS) "Philosophie de la Corrida"(Fayard), et pour ceux qui ont moins de temps à sa récente tribune dans Libé.
J'insiste seulement sur un point: Pour qu'il y ait torture, il faut que le "torturé" soit au préalable privé de ses moyens de défense, ce qui n'est nullement le cas du toro de combat. Celui-ci est au contraire élevé afin de développer au maximum son agressivité et sa combattivité. Une toute petite partie des bêtes sera d'ailleurs jugée digne de combattre dans des arènes, ce qui rend l'activité d'éleveur extrêmement aléatoire. Interdire la corrida aboutirait au contraire de ce que souhaitent les "anti"( du moins je l'espère) à la disparition totale de ces races de taureau, élevées chèrement dans le seul objectif du combat. ce serait un véritable génocide. On touche ici au ridicule de ce combat: "protéger" cet animal si particulier, revient donc, paradoxe absolu à la faire disparaitre en tant qu'espèce.
Reste la question du spectacle. S'agit-il d'un spectacle visible par "tous publics". Certainement pas. Il y a tous ceux qui ne supportent pas, ne comprennent pas. Ceux-là ne sont pas obligés de payer (cher) des places pour les arènes, ni même de le regarder à la télévision. Et les enfants? Je ne crois même pas qu'il s'agisse d'une question d'âge. J'ai élevé mon fils dans le respect des animaux, et nous avons un animal domestique qui est pour nous comme un membre à part entière de notre famille. Je ne l'ai jamais obligé à voir une corrida. Pendant longtemps, l'idée de la mise à mort lui posait problème. Jusqu'au jour où, à 9 ans, il était lui même demandeur. Il avait l'intention de se cacher les yeux pendant ce moment qu'il continuait de redouter, mais, sans s'en rendre compte, il l'a parfaitement supporté, et, je crois compris la chose.
L'animal meurt(souvent) dans l'arène. Bien ou mal c'est une autre question qui n'intéresse que les aficionados. C'est violent. Il meurt aussi violemment dans la nature lorsqu'il se trouve face à un de ses prédateurs. Or le taureau est une proie et l'homme qui l'a élevé est son prédateur. Il en va de même de la vache qui discrètement est emmenée à l'abattoir pour finir en steak dans nos assiettes. Sans que cela suscite autant d'émotion, alors que soit dit en passant, parfois cela devrait.
Certains enfants, et même certains adultes-ce qui est moins excusable- ont du mal à admettre ces évidences de l'ordre naturel qu'ils perçoivent comme de la cruauté. Un lion qui broie le cou d'une gazelle est-ce de la cruauté, ou simplement naturel, l'exercice de son instinct? Un chat peut-il encore chasser des oiseaux, ou bien cela lui sera-t-il bientôt interdit? Et les vers de terre dont se repaissent les oiseaux ne font-ils pas eux aussi partie du règne du vivant? Allons nous aussi les protéger et faire en sorte que les oiseaux deviennent végétariens? La bien-pensance actuelle, le principe de précaution et l'hygiénisme triomphant voudraient nous faire oublier cela et nous parlent de torture en mettant sur le même plan le sort des taureaux de combat et celui des réfugiés du Darfour. Au fond, tout simplement l'homme sur le même plan que l'animal. Mais si nous avons bien des devoirs envers les animaux, n'est-il pas, au contraire indispensable que l'homme prenne conscience de sa supériorité sur l'animal. Contrairement au fauve qui charge par instinct (en tout cas c'est dans cet objectif qu'il est élevé), l'homme ou plutôt le torero, lui, n'obéit pas à une pulsion. Au contraire, il codifie étroitement la mise à mort, la sublime et l'apprivoise en même temps, sans doute pour adoucir le sentiment de l'ineluctable. En respectant ces règles qu'il a lui-même fixées, il accepte aussi la possibilité d'y laisser sa vie. Il est aussi possible de voir dans la mise à mort l'accomplissement de la civilisation (et oui!) sur la bestialité. L'homme peut tuer un taureau dans une arène. Mais il a su faire preuve du savoir faire nécessaire pour faire naitre, vivre et mourir celui qui devient, une après-midi, son adversaire.

Commentaires

Puisque vous posez la question, oui vous etes un barbare, comme tu les gens qui assiste a la mise à mort d'un animal qui ne peut meme pas se defendre contre les humains...

J'ai signé la pétitition et j'en suis fière.... j'aime les animaux car au moins eux ne tuent pas pour le plaisir....


www.joanna001.skyblog.com

Écrit par : joanna | 11/09/2007

Puisque vous posez la question, oui vous etes un barbare, comme tu les gens qui assiste a la mise à mort d'un animal qui ne peut meme pas se defendre contre les humains...

J'ai signé la pétitition et j'en suis fière.... j'aime les animaux car au moins eux ne tuent pas pour le plaisir....


www.joanna001.skyblog.com

Écrit par : joanna | 11/09/2007

étonnant votre billet , oui, qui fait écho à ma lecture d'un très bel article sur le sujet chez un autre blogueur , sur lequel j'ai fait mon billet du jour...

Écrit par : zigzag | 11/09/2007

Alors d'après vous le taureau n'est pas torturé sous prétexte qu'il a toujours ses cornes comme moyen de défense??! Admettons mais n'empêche que je n'ai jamais entendu dire qu'un taureau était sorti vivant d'un combat... c'est donc bien qu'il y a disproportion! La preuve, quand celui ci arrive tant bien que mal à accrocher le toréro, ils sont 10 a surgir dans l'arène pour arrêter l'animal dans sa vengeance. le jour ou on laissera le toréro seul assumer ses erreurs, le combat me paraitra un peu mois disproportionné...

maintenant, dire que c'est violent mais finalement c'est la nature, permettez-moi de ne pas vraiment voir la similitude entre un lion qui égorge une gazelle pour se nourrir (sachant que la gazelle a environ 50% de chances de s'en sortir vivante) et un homme qui passe 15 minutes à massacrer un taureau qui est perdu d'avance.

Quand a nos vaches élevées pour faire des steaks, ca me parait également complètement hors de propos puisqu'il s'agit là encore d'un besoin vital pour l'homme (se nourrir) alors qu'une corrida reste un "plaisir" barbare, comme le dit si bien Renaud. Et puis les vaches ne sont pas torturées dans les abattoirs a ma connaissance (quoique).

Bravo, c'est en effet c'est une belle preuve de la supériorité de l'homme sur l'animal de savoir que nous pouvons continuer à élever des taureaux pour ensuite les tuer dans une arène pour faire plaisir à 5000 spectateurs qui en ont marre de ne voir du sang qu'à la télé et qui, pour une fois, pourront le voir en vrai (tant que ca reste celui de l'animal...)!!

Écrit par : pem | 11/09/2007

evidemment qu'il y a torture, l'animal n'a aucune chance, on lui scie les cornes, on lui mets de la vaseline dans les yeux, et j'en passe!! c'est un meurtre gratuit, depuis le temps que ça devrait être interdit, ces animaux sont végétariens et pacifique et ces personnes les torture et les massacre, l'homme superieur a l'animal, quelle idiotie ce serait plutot le contraire!!!

les animaux sont notre famille si on faisait subir cela a votre enfant vous penser que ça lui plairait!!

Bien sur que nous avons des devoirs envers nos frères et soeurs animaux, comme pour tous les êtres vivant, le premier supprimer cette honte, cette monstruosité qu"est la corrida!!
Dominique

Écrit par : dominique | 11/09/2007

Je voudrais vous répondre, car il me semble que vous n'avez rien compris
OUI, vous êtes un barbare
Le taureau est bien privé de ses moyens de défenses
Il est resté préalablement enfermé dans le toril , dans le noir, dans la chaleur, sans manger , ni BOIRE! pendant des heures!
Lorsqu'il sort, il est confronté à la lumière aveuglante, et le torero n'est pas seul contre le taureau, il a des aides qui piquent la colonne vertébrale de cet animal , pour qu'il ne puisse plus lever la tête.
Ces taureaux peuvent continuer à être élevés pour la boucherie (je suis végétarienne)
La race ne disparaîtra pas, et quand bien même, élever des animaux pour les torturer, ce n'est pas très intelligent!
Comment pouvez vous parler de génocide dans ces conditions?
Avez vous regardé ce que veut dire génocide? pourquoi pas SHOAH , tant que vous y êtes!
Vous aimez les animaux comme les chasseurs
Certains sont bons à être tuer, et d'autres à caresser?
Vous ne savez pas ce qu'est la compassion?
Vous connaissez beaucoup de prédateurs au taureau?
À part l'homme?
Vous mélangez tout, les carnivores tuent pour se nourrir, pas pour le plaisir!
J'arrête, car j'en ai marre de répondre à vos inepties!

Écrit par : Michelle | 11/09/2007

Je ne suis pas déçu par vos premières réactions et franchement je ne suis pas non plus surpris. Je voudrais penser que l'excès qui les caractérise suffit à les discréditer.
Entre autres inepties:ces animaux sont pacifiques. L'animal est superieur à l'homme qui l'élève pour le torturer. Ils peuvent continuer d'être élevés pour la boucherie (ce serait plus simple de se contenter des bonnes vieilles races à viande, plus savoureuses). Les animaux ne tuent pas pour le plaisir (et ce sont des amis des animaux qui pretendent celà...)
On voudrait enfin à tout prix que le combat soit équitable. Donc que l'animal-ici le taureau- soit sur le même plan que l'homme. Autre signe d'anthropomorphisme.
Je n'ai pas utilisé le mot de shoah mais de génocide, disparition organisée d'une espèce, c'est de cela qu'il s'agit. Mais la terre continuera de tourner. Sans toros, sans toreros.

Écrit par : s | 12/09/2007

Au vu des commentaires, oui vous faites partie des barbares ! Ne vous en déplaise !
Arrêtez de tout mélanger, les vaches dans les abattoirs, même si c'est pas glorieux, sont tuées pour se nourrir puisque hélas l'homme est carnivore. Les animaux quant à eux tuent également pour se nourrir et jamais par plaisir !
Ce qui nous choque Monsieur, et vous semblez ne pas l'avoir compris c'est qu'on puisse prendre du plaisir à voir torturer un animal qui n'a aucune chance de s'en sortir qui plus est. Il me semble qu'on peut être condamné si on torture un chat ou un chien alors qu'un taureau peut continuer à être massacré avec violence en guise de spectacle !!!
j'ai aussi depuis longtemps signé la pétition et j'en suis fière ! Halte au massacre et vite !!!

Écrit par : Mélusine | 12/09/2007

Quand la société va mal, les ligues de vertu trouvent soudain dans une prétendue dépravation de l'individu la cause de tous nos maux.
C'est ainsi que les catholiques pointent du doigt les femmes qui avortent et les bobos comme Renaud les barbares amateurs de Corrida.
Chacun d'entre nous devient ainsi un accusé potentiel soit par ses comportements jugés coupables, les fumeurs par exemple, soit par sa culture, qualifiée d'archaïque ou contre nature au sens littéral, pour exemple les éleveurs de la montagne priés de laisser la place respectivement à l'Ours et au Loup.
In fine, les membres de ces ligues finissent par appeler de leurs voeux cet homme nouveau qu'ont tentés de façonner tous les totalitarismes ayant sombrés dans la Barbarie, bien réelle cette fois.

Écrit par : borneo | 12/09/2007

>>> après les animaux les humains

>AP -
>Un cadavre carbonisé a été retrouvé lundi dans un jardin public du Pré

>Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris de source policière.
>(publicité)
>Le corps a été découvert par un badaud qui a alerté Police Secours
vers
>13h. Il se trouvait dans un jardin public situé au 12 avenue Edouard
Vaillant.
>Pour l'instant, le cadavre n'a pu être identifié.
>La Brigade Criminelle a été chargée de l'enquête. AP

Écrit par : sophie | 12/09/2007

Regardez génocide dans le dictionnaire svp!
Quel animal tue pour le plaisir?
À part l'homme?

Écrit par : Michelle | 12/09/2007

Etre un barbare ? Pfff, là n'est pas la question !
Ce que je vous demande, à vous aficionados, et vous ne le faites jamais (et ne le ferez jamais !) c'est de cesser de vous cacher derrière des arguments esthétisants, pseudo philosophiques (l'homme qui affronte sa part d'animalité et gna gna gna ) pour expliquer votre passion.
Dites nous enfin, reconnaissez-le : j'aime la corrida, j'aime voir le sang couler à gros bouillon, j'aime voir un toro bravo crever dans le sable chaud parce ce que ça me fait bander grave !
Chiche ?

Écrit par : Hervé | 12/09/2007

il me semble bien plus indécent de regarder tf1.

Écrit par : Thierry | 12/09/2007

Citation: "Regardez génocide dans le dictionnaire svp!
Quel animal tue pour le plaisir?
À part l'homme?"

Le chat... pour n'en citer qu'un...

Écrit par : Fixoun | 12/09/2007

Certains animaux tuent par plaisir, le chat, le renard qui tuent des centaines de poules pour n'en manger qu'un. Bien sur la notion de plaisir provoqué est flou chez un animal mais dire que l'animal ne tue que pour manger est fort réducteur...

Ce qui ne légitime pas la corrida.

Écrit par : jpeg | 12/09/2007

Et un barbare "décomplexé" de plus, un ! Eh bien oui cher monsieur, la corrida est barbare, car comme déjà beaucoup de gens l'ont écrit ici, apprécier le spectacle de la mise à mort par pur plaisir est BARBARE. On ne coupe pas, bien entendu, à l'argumentaire "ouiiii mais il a ses cornes, le toro, et puis il est élevé pour ça... (vous vous rendez compte ? on ÉLÈVE des taureaux spécialement pour le PLAISIR de les tuer !!! ça n'a rien à voir avec le fait d'élever du bétail pour le MANGER, qui est un besoin vital !!!).
Comme tous les supporters de la corrida, vous me dégoûtez.

Écrit par : Christophe | 12/09/2007

les animaux ne tuent pas par plaisir, ecrit Joanna. Moi , mon chat qui est parfaitement bien nourri, chasse les lezards dans le jardins, joue avec eux pendant un long moment, puis il le tue..mais ne le mange pas...

Écrit par : hamac | 12/09/2007

"Certains enfants, et même certains adultes-ce qui est moins excusable- ont du mal à admettre ces évidences de l'ordre naturel qu'ils perçoivent comme de la cruauté. Un lion qui broie le cou d'une gazelle est-ce de la cruauté, ou simplement naturel, l'exercice de son instinct?"

"l'homme ou plutôt le torero, lui, n'obéit pas à une pulsion. Au contraire, il codifie étroitement la mise à mort, la sublime et l'apprivoise en même temps, sans doute pour adoucir le sentiment de l'ineluctable. "

Je comprends pas pourquoi parler d'ordre naturel et pourquoi donner des exemples d'instinct animaliers pour se justifier, puis deux phrases en dessous dire tout le contraire.

Bizarre. Je cherche les arguments dans votre "justification" et à part le plaisir de ce spectacle, je ne vois pas grand chose...(très hypocrite le passage sur la torture)

Après non, vous n'êtes pas barbare, vous êtes juste humain.


Peace !

Écrit par : Larim | 12/09/2007

A PORTA GAYOLA

Est-ce bien nécessaire de vs exposer ainsi ? Voyez comme ils réagissent devant votre billet : ns serions bcp à rêver le voir faire aussi promptement de certaines présentations bien mansa ds les dernières arènes. Il est des sujets qui sont ainsi tellement inabordables. Aller savoir pourquoi. C certainement là peut-être mm qu’il faudrait faire une chronique.

J’aurais préféré votre avis sur la dernière prestation de Jimenez en Arles, la despedida de Loré ou l’anémie de Castella. Il y a presque de la justification à prêter ainsi le flanc. Des guêpes sur l’aioli, des rapaces qui n’attendent qu’une sortie pour rassasier leur appêtit de charognard, tj les mm derrière l’étendard.

Qu’un chanteur de variété voire un alcoolique célèbre, tant ON ne sait + où le ranger –mais rangeons le !, en soit réduit à être + connu dorénavant pour ses com-bas (?) que pour ses oeuvres (?) est assez révélateur de l’absence d’activité de ce rentier vieillissant. Encore une histoire de cochon qui + il devient vieux, plus il devient bête. Un bourgeois comme un cochon qui + il devient vieux, + il devient…

Imaginez le seulement deviser des enjeux et des actions à mettre en place avec son collègue Van Damme qui l’a rejoint… Ou demander lui pourquoi il n’a pas applaudi à l’attentat des farcs sur la sortie d’une récente corrida qui réunissait encore trop de notables locaux ? Qui a tiré sur les enfants de Casas l’année dernière ? Qui a mis une bombe chez Margé ? Pourquoi le car de l’école taurine d’Arles verse-t-il dans le fossé en pleine ligne droite ?

Je pense n’être qu’une infime partie de tant d’autres, bien + madrés que ma vivacité à écrire illico et de + en + nombreux, semble-t-il selon Les Echos ou Le Monde ds leur article du mois dernier, qui soufflent en supportant encore ts ces comment-taires. Pas tant pour se défendre que pour regretter la définitive impossibilité de communiquer cette aficion qui ns lie et peut-être mm ns tient encore seulement debout. Suerte !

Écrit par : Cerrada | 12/09/2007

[...]

« Mais surtout il invite chacun à "rejoindre la civilisation", en signant évidement la pétition des anti. Me voici donc rejeté, exclu de la civilisation, au sens de Renaud évidement. Car, à vous je ne sais pas, mais à moi ce type de discours m'évoque furieusement la rhétorique du bien et du mal qui hérisse tant le même Renaud et d'autres avec lui, lorsqu'elle est employée par Bush, par exemple, à propos de l'Irak. M. Renaud est tellement persuadé d'incarner la civilisation, que, forcément, tout ce qu'il n'aime pas et ne comprend pas est assimilé par lui à de la barbarie. »
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Bon, il y a sans doute une confusion alimentée par le commentaire de Renaud entre les deux sens du terme "barbarie" : d'une part "cruauté" et d'autre part "hors civilisation". Le fait est que les opposants à la corrida y voient une pratique à la fois cruelle et se référant à des âges anciens. Mais rassurez-vous, les opposants à la corrida ne vous enferment pas dans l'Axe du Mal ;-)
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« Je ne vais pas me livrer à une longue argumentation sur le sujet. Je renvoie simplement à l'ouvrage de Francis Wolff (ENS) "Philosophie de la Corrida"(Fayard), »
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Allons-donc, vous êtes exactement comme les autres : vous vous y référez sans en avoir lu une page ;-)
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« et pour ceux qui ont moins de temps à sa récente tribune dans Libé. »
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On y a l'égrènement habituel des arguments du monde taurin, pas besoin d'enseigner à l'ENS. (j'en ai fait une FAQ pour épargner de la fatigue aux aficionados : http://zone.pazenn.over-blog.com/article-6422004.html )
Et on y a la coutumière rhétorique sophistique : le faux dilemne (choix forcé entre bovin d'élevage intensif et toro de combat), le "straw man" (pour les défenseurs des animaux, toutes les espèces se valent), etc

L'argument cardinal que M Wolff triture dans tous les sens est toujours le même : il faut respecter l'essence ontologique d'un animal domestique, et celle-ci est constituée par la destination que lui a attribué l'homme (on a envie de mettre une majuscule à Homme comme à Dieu). Donc respecter le taureau de combat, c'est forcément le combattre, puisqu'il est... de combat.
Francis Wolff, professeur de philosophie à l'ENS, nous apprend dans la même veine qu'il faut respecter "le chat comme un animal affectueux" et "le chien comme un compagnon fidèle". Trop fort...
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« J'insiste seulement sur un point: Pour qu'il y ait torture, il faut que le "torturé" soit au préalable privé de ses moyens de défense, ce qui n'est nullement le cas du toro de combat. »
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Sans même parler des pratiques officiellement condamnées comme l'afeitado, savez-vous quelle est la fonction du tercio de piques ?
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« Celui-ci est au contraire élevé afin de développer au maximum son agressivité et sa combattivité. »
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Il est surtout élevé pour foncer sans dévier sur un chiffon qu'on agite. ________________________________________________________

« Une toute petite partie des bêtes sera d'ailleurs jugée digne de combattre dans des arènes, ce qui rend l'activité d'éleveur extrêmement aléatoire. Interdire la corrida aboutirait au contraire de ce que souhaitent les "anti"( du moins je l'espère) à la disparition totale de ces races de taureau, élevées chèrement dans le seul objectif du combat. »
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Dame, "Sans corrida, la race des taureaux de combat disparaîtra. Ces animaux ne savent rien faire d’autre", si on en croit Simon Casas, spécialiste s'il en est. Maintenir une race artificiellement sélectionnée par l'homme dans un objectif unique ne ressortit pas nécessairement au combat pour ce qu'on appelle la biodiversité...
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« ce serait un véritable génocide. On touche ici au ridicule »
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Non, rien...
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« de ce combat: "protéger" cet animal si particulier, revient donc, paradoxe absolu à la faire disparaitre en tant qu'espèce. »
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Ce n'est pas une espèce, c'est une race domestique parmi d'autres. Si vous voulez faire l'écologiste, merci de veiller à un minimum de rigueur ;-)
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« L'animal meurt(souvent) dans l'arène. Bien ou mal c'est une autre question qui n'intéresse que les aficionados. C'est violent. Il meurt aussi violemment dans la nature lorsqu'il se trouve face à un de ses prédateurs. Or le taureau est une proie et l'homme qui l'a élevé est son prédateur. »
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Certes. Si on va par là en tant que mâle vous êtes mon rival, ce n'est pas pour ça que je vais me précipiter sur vous toutes dents dehors en période de rut. N'avez-vous pas remarqué ces détails qu'on englobe généralement sous le terme de culture (ou de civilisation !) et qui font que le comportement humain présente quelques menues différences avec celui des autres mammifères ?
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« Il en va de même de la vache qui discrètement est emmenée à l'abattoir pour finir en steak dans nos assiettes. Sans que cela suscite autant d'émotion, alors que soit dit en passant, parfois cela devrait. »
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Tiens, encore un magnifique argument sophistique : la plupart des opposants à la corrida que je connais sont également concernés par les conditions d'élevage de transport et d'abattage des animaux de rente, et suivent de près l'évolution de la règlementation tant communautaire que nationale.
Si l'opposition à la corrida est si virulente bien que celle-ci concerne un nombre d'animaux considérablement moindre que la filière agro-alimentaire, c'est vous l'aurez compris en raison de ce que cette pratique comme spectacle symbolise de la relation homme-animal.
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« Certains enfants, et même certains adultes-ce qui est moins excusable- ont du mal à admettre ces évidences de l'ordre naturel qu'ils perçoivent comme de la cruauté. »
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Cf + haut, les particularités de l'Homo sapiens, la culture, toussa...
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« Un lion qui broie le cou d'une gazelle est-ce de la cruauté, ou simplement naturel, l'exercice de son instinct? Un chat peut-il encore chasser des oiseaux, ou bien cela lui sera-t-il bientôt interdit? Et les vers de terre dont se repaissent les oiseaux ne font-ils pas eux aussi partie du règne du vivant? Allons nous aussi les protéger et faire en sorte que les oiseaux deviennent végétariens? »
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Et un "argumentum ad consequentiam", un !
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« La bien-pensance actuelle, »
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Ah, ça manquait. N'oubliez pas le "politiquement correct" et la "pensée unique".
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« le principe de précaution et l'hygiénisme triomphant voudraient nous faire oublier cela et nous parlent de torture en mettant sur le même plan le sort des taureaux de combat et celui des réfugiés du Darfour. »
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Et un "straw man", un !

Par parenthèse, Morad El Hattab, le président d'honneur du CRAC (Comité Radicalement Anti Corrida), a dirigé par ailleurs l'ouvrage "Urgence Darfour". J'espère que ça ne vous gêne pas.
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« Au fond, tout simplement l'homme sur le même plan que l'animal. »
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Euh, n'est ce pas vous qui expliquiez que la cruauté sont ma foi des choses bien naturelles ?
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« Contrairement au fauve qui charge par instinct (en tout cas c'est dans cet objectif qu'il est élevé), l'homme ou plutôt le torero, lui, n'obéit pas à une pulsion. Au contraire, il codifie étroitement la mise à mort, la sublime et l'apprivoise en même temps, sans doute pour adoucir le sentiment de l'ineluctable. En respectant ces règles qu'il a lui-même fixées, il accepte aussi la possibilité d'y laisser sa vie. Il est aussi possible de voir dans la mise à mort l'accomplissement de la civilisation (et oui!) sur la bestialité. »
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Allez, vous pouvez mieux faire ! Tenez, ne me remerciez pas : http://zone.pazenn.over-blog.com/article-6502290.html


Bien cordialement

Écrit par : Jean-Paul | 12/09/2007

Oui, Monsieur, vous êtes un barbare et je dirais même plus, le cas des humains se délectant de la souffrance et de la mort d'un être vivant (humain ou animal), relève de la psychiatrie !!!
Art 321-1 du Code Pénal, Alinéas 1 et 2 :
Petit rappel : Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. A titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d'un animal, à titre définitif ou non.
Enfin, La corrida espagnole, spectacle sanguinaire et sadique, contraire à l'esprit et même à la lettre du Droit français, est interdite sur la quasi-totalité du territoire national, et seulement tolérée sur une infime partie de celui-ci. Toute propagande pour ce spectacle est donc une incitation à un délit.
Les jours de la corrida sont comptés car l'humanisme prendra le dessus ! (Mais peut-être ne savez-vous pas ce que signifie le mot "humanisme") !...
Méditez bien cela :
« Le jour où les taureaux seront considérés comme faisant partie de l'âpre beauté de leur pays, libres et reconnus, ce jour-là, les matadors déchus apprendront à leur tour que le réel courage et l'unique triomphe de l'homme ne sont nulle autre part ailleurs que dans le respect de la vie». Pierre Ferran in « Les bêtes aussi ont le droit de vivre ».

Écrit par : Allain | 12/09/2007

Puisque vous posez la question, ma réponse est oui ! Quant à Wolf, votre référence, vous pourriez trouver mieux ce "philosophe" (? ) qui déclare que la souffrance humaine est plus importante que celle des animaux, car l'humain a conscience de celle ci , l'animal non me semble avoir la pensée courte ! Sur le plan philosophique cet argument est affligeant , mais là où il devient grotesque, c'est qu'en proférant cette ineptie assoluta, il revient au temps où l'on déclarait que les bébés ne souffraient pas, puisque justement ils n'avaient pas conscience de leur souffrance !!
Je suis artiste, et pouvoir parler d'Art pour justifier la torture est une obscènité.
En tout cas votre long discours renseigne sur la" faillite de l'humanité".. comme l'a écrit Milan Kundera ..

Écrit par : Félix | 12/09/2007

il ne s'agit pas de donner plus de place à l'ours qu'à l'éleveur mais de mettre en place les dispositions nécessaires pour que chacun puisse évoluer dans la nature
il ne s'agit pas non plus de désigner comme méchant ou bon celui qui va applaudir ce qu'on appelait durant l'antiquité les jeux du cirque, mais simplement d'essayer de réfléchir sur des comportements, entre autre ici le respect de la vie d'un être vivant quelqu'il soit
les comportements que nous avons sont liés à notre cultue, notre environnement... l'idée est d'essayer d'aller au delà de tout ça et de se poser une question simple: de quel droit l'humain peut il enlever une vie?
par delà le bien et le mal qui suis-je pour décider de la mort d'un crimminel, de ma grand-mère, de mon chien devenu trop gros pour habiter dans mon appartement, ou du taureau qui distrait par sa mort...
la vie est une richesse inestinable, essayons d'apprendre à la respecter
non?

Écrit par : julie | 12/09/2007

Juste un seul mot car je ne perdrais pas du temps avec des gens comme vous: OUI!! à votre question...

Écrit par : pantitia | 12/09/2007

Fichtre !!
-- mais il y a mieux
< Mais si nous avons des devoirs envers les animaux, n'est il pas , au contraire indispensable que l'homme prenne conscience de sa supériorité sur l'animal >
-- la phrase précédente prouverait plutôt une grande imbécilité
Et toutes ces comparaisons lamentables , le lion, les vaches des abattoirs, le Darfour....!!!!
Notre différence, faute de parler de supériorité, c'est que contrairement à un chat, nous avons conscience de la vie et de la mort, de la souffrance que nous infligeons à un autre être vivant.
Cela devrait effectivement nous amener à plus de compassion
Vous n' êtes pas seulement barbare , hélas c'est beaucoup plus grave

Écrit par : Mary | 13/09/2007

Monsieur ATTAL votre papier n'apporte rien à la civilisation - Commentez les propos des autres afin de les dénigrer sournoisement n'apporte rien au progrès de ladite civilisation.
RENAUD que vous maltraitez dans votre exposé a le mérite de s'engager - Respectez au moins son engagement.
Lisez comment est "préparé" un taureau avant d'entrer dans l'arène et vous y verrez concrètement le trucage de cette effroyable mascarade.
C'est vrai qu'en d'autres temps il s'en trouvait pour applaudir aux jeux du cirque d'une Rome décadente !
Il faut bien amuser le bon peuple n'est-ce-pas !

Écrit par : annette | 13/09/2007

Certains toreros, plus indignes que d’autres, s’acharnent à vouloir à tout prix planter l’épée. C’est le cas d'Antoni Losada, qui, le 29 mars 1998 à Saint-Gilles (Gard), effectua sous nos yeux sept tentatives avant que le taureau ne s’affaisse en recrachant des flots de sang, les poumons transpercés.
Et, à chaque fois que le torero indigne retirait l'épée de la plaie pour réessayer, l’animal revenait vers lui, en boitant pitoyablement, comme une victime revient vers son bourreau pour implorer la délivrance !
Ce jour-là, comme tant d’autres, pour faciliter l’entrée de la lame, les peones (aides du torero)
arrachèrent les banderilles posées trop près du garrot, déchirant les chairs... Sans aucune réaction du public.

Tel est le commentaire de la vidéo visible sur http://www.anticorrida.org

Après l'avoir visionnée pourra-t-on encore parler d'art et de sublimation ?

Écrit par : Arie Lévy | 13/09/2007

Bonjour,

Un animal, dans la nature, n'a jamais un comportement destructeur comme l'homme. Le chat qui mange une poule tue une poule. Le gaspillage? Le ne peut pas se permettre. Sauf s'il est nourrit abondamment par un homme. Alors il peut se permettre. Lorsqu'il est domestiqué, l'animal est perturbé dans son comportement naturel. Evidemment.

Autre bêtise lue plus haut: en arrêtant d'élever les taureaux de combats... on ferait disparaître une espèce! N'importe quoi: les taureaux de combats ne constituent en rien une espèce. C'est une race, sélectionnée par l'homme. Elle disparaîtrait, et alors? Cela fera de l'espace en plus pour les animaux sauvages...

Il est temps que l'homme commence à apprendre la notion de respect de la vie. Un animal n'est ni un jeu, ni une matière commerciale, ni de la nourriture, ni nos esclaves. Ce sont des êtres vivants, nous en faisons partie. Comme eux, nous sommes des animaux. Maltraiter un animal, c'est maltraiter l'homme puisque l'homme est un animal...

Un chasseur d'animaux est un meurtrier. Un toreador est un tortionnaire. Un boucher est un tueur en série.

Valéry Schollaert
www.valeryschollaert.com

Écrit par : Valéry | 13/09/2007

Allez assez de bétise. La dernière en date "l'homme est un animal" résume bien le désaccord philosophique. Non l'homme n'est pas un animal, justement. Effectivement ce porta gayola était insensé puisque jamais ces torquemadas de la corrida, mes chers "amis des bêtes", n'auront idée d'à côté de quoi ils passent.Ce que le torero peut faire de ce fauve avant, en effet, de mettre un terme à leur "association". Je vois bien que certains ont essayé et n'ont pas supporté. je les respecte, mais je crois que nous avons un vrai désaccord philosophique autour de cette notion de plaisir. Personnellement je ne connais personne qui prenne un plaisir sadique au moment de la mort. Il n'y a au contraire que la recherche de l'estocade parfaite. Moi aussi, tous les aficionados, detestent ces toreros qui ne savent pas tuer. Cela ne change rien à l'affaire. Nous n'avons décidement pas les mêmes valeurs. J'aurais quand même rarement croisé tant de haine...suerte...

Écrit par : sylvain | 13/09/2007

vous êtes un excellent "intellectuel" mais c'est tout....vous n'avez pas encore fait la prise de conscience justement de ce qu'est la CONSCIENCE et de sa capacité à percevoir TOUS les aspects d'une situation c'est à dire que votre NIVEAU de conscience est encore tout près du JE et pas du NOUS...en tout cas au niveau du relationnel avec les animaux. Vous semblez certain que les taureaux doivent être mis à mort ! et pouvez vous me dire de quel DROIT l'être humain s'est octroyé justement ce droit ? Pensez vous qu'un taureau puisse ne pas souffrir alors même qu'il a tout comme vous, un système nerveux qui lui permet de ressentir la douleur ?
Vous faites partie du groupe d'humains qui cherchent encore le plaisir face au combat, face à la mort....et vous ne vous en rendez même pas compte ! pas un seul instant vous ne parlez de l'animal en tant que VICTIME , en tant que vie SACRIFIEE ! c'est grave !
pour ma part je suis végétarienne et donc je ne participe pas (plus) à l'achat de "viande" pour ma consommation.
non les animaux ne sont pas nés pour être exploités par l'homme ! il y a d'autres raisons possibles...mais pour cela il faudrait que vous daigner faire cette recherche...recherche qui permettrait de vous faire EVOLUER et permettrait d'ouvrir votre conscience du COEUR car de ce côté là vous êtes un peu "coincé" c'est certain.
ça viendra peut être un jour....lorsque vous même recevrait un mauvais "coup" de la Providence, un coup dans votre propre chair....là vous comprendrez peut-être ce qu'est la souffrance, le stress, l'humiliation, la peur.....
je vous plains d'avance car j'aime autant les animaux que les hommes, car nous sommes tous dans le même bateau et nous allons tous au même port d'arrivée, même si le chemin n'est pas le même pour y arriver.
salutations

Écrit par : paris | 13/09/2007

»C’est une trahison flagrante »
Le philosophe autrichien Helmut F. Kaplan s’exprime sur les massacres qui ont lieu quotidiennement dans les abattoirs, et sur le lien entre alimentation et morale

6 janvier 2007 - Interview „Neues Deutschland":

Helmut F. Kaplan est né en 1952. Ses livres et autres publications ont largement contribué à populariser la philosophie des droits de l’animal dans les pays germanophones. Son œuvre la plus connue est parue aux éditions Rowohlt et elle s’intitule 'La mort à table – fondements éthiques pour une alimentation végétarienne' (Leichenschmaus – Ethische Gründe für eine vegetarische Ernährung). Dans 'Droits de l’animal – philosophie d’un mouvement de libération' (Tierrechte – Die Philosophie einer Befreiungsbewegung), paru aux éditions Echo-Verlag, Kaplan a exposé tous les arguments fondamentaux du mouvement de libération animale de manière scientifique et accessible au grand public.

Son livre le plus récent, 'La trabison de l’être humain envers les animaux' (Der Verrat des Menschen an den Tieren), paru aux éditions Vegi-Verlag, est actuellement épuisé. Une deuxième édition est en préparation.

Ingolf Bossenz s’est entretenu avec le philosophe-écrivain, qui vit à Salzbourg.

Monsieur Kaplan, je suppose que vous êtes soulagé que les fêtes soient passées. Dans votre nouveau livre 'La trahison de l’être humain envers les animaux' vous parlez dans la rubrique "Noël" d’une "hypocrisie insupportable, d’une duplicité sans nom et du comble de l’horreur". Cette accumulation de superlatifs n’est-elle pas exagérée ?

Au contraire ; les mots sont presque impuissants à exprimer le fossé qui sépare les idéaux que nous revendiquons et la réalité de ce que nous faisons. On fait la fête, on chante, on pleure tant on est ému – et cela pendant une période qui signifie chaque année le massacre de millions d’animaux. D’un côté, on parle d’amour et de pardon, de l’autre on massacre dans les abattoirs. Quand on allume la télé, et que l’on tombe sur l’une des innombrables émissions qui traite des achats de Noël, de la cuisine ou bien de la nourriture, on a l’impression que le monde tout entier tourne autour d’une seule chose, la mort des animaux pour les papilles des êtres humains. Chaque individu qui s’élève et agit contre cela revêt une importance d’autant plus grande.

En faisant quoi par exemple ?

Il n’y a rien de plus simple. La solution pour mettre un terme à cette hypocrisie se trouve littéralement devant notre nez – dans notre assiette. Peu de gens ont exprimé cela aussi bien que le philosophe grec Plutarque il y a plus de 2000 ans : « Pour une bouchée de viande, nous tuons un animal qui était là pour profiter du soleil et de la lumière le peu de temps qui lui était imparti. »

Manifestement, les paroles de Plutarque n’ont guère trouvé d’échos jusqu’à présent. La question se pose donc de savoir quelle place doivent occuper les animaux dans le système de valeurs moral de l’être humain. Quels sont d’après vous les arguments décisifs ?

Ce qui est significatif et moralement décisif pour l’être humain, c’est la manière dont nous nous comportons vis-à-vis de ces animaux qui vivent avec nous dans ce que nous appelons la civilisation, qui dépendent de nous, et qui ne nous ont absolument rien fait.

Nous faisons amplement usage des services que ces animaux rendent et peuvent rendre. Prenez simplement la multitude de façons dont nous faisons intervenir les chiens ! Entre autres choses, ils aident à rechercher la drogue, à trouver les gens ensevelis sous la neige ou sous les décombres, ils guident les aveugles. Qui plus est : ils sont exploités en temps de guerre pour le déminage et pour d’autres objectifs militaires.

Mais ce n’est pas seulement dans le contexte extraordinaire de la guerre que les animaux sont exploités sans scrupules et martyrisés à mort ; ils le sont aussi et avant tout dans des circonstances tout à fait ordinaires. Ceci est doublement tragique, car d’une part, cela fait exploser le nombre d’animaux concernés. D’autre part, l’horreur et la cruauté de ces pratiques « ordinaires » ne le cèdent en rien à celles qui ont cours en situation exceptionnelle. Je parle ici des massacres quotidiens perpétrés dans les abattoirs, autrement dit de la trahison dont l’être humain se rend coupable chaque jour vis-à-vis des animaux.

Le concept de « trahison » désigne généralement le fait de duper des êtres humains ou des institutions auxquels on est moralement ou juridiquement lié par un devoir de loyauté. Comment peut-on faire passer ce concept des relations humaines à la relation de l’être humain avec l’animal ?

Des animaux qui dépendent de nous, qui ne nous ont rien fait de mal, envers qui des êtres humains ont peut-être été bienveillants, se retrouvent soudain plongés dans l’enfer d’un abattoir, entourés de gens qui leur font subir les choses les plus horribles et les plus cruelles. C’est une trahison flagrante. Et les coupables ne sont pas seulement ceux qui tiennent le pistolet ou le couteau mais aussi tous les commanditaires que sont les consommateurs qui se servent de viande aux étals des bouchers.

Mais les êtres humains sont très peu nombreux à ressentir cela comme une trahison – le fait que la consommation de viande reste à un haut niveau le montre.

Parce que l’éthique continue à vivre sous le règne de la foi chimérique en un fossé moral entre l’être humain et l’animal. Il s’agit là d’une croyance irrationnelle d’origine avant tout religieuse, par exemple avec le mythe selon lequel l’être humain aurait été crée à l’image de Dieu et qu’il serait le seul être doté d’une âme immortelle. Si nous prenions enfin au sérieux ce que nous savons depuis Darwin, à savoir qu’il y a eu et qu’il y a une évolution de toutes les formes de vie, ce fossé disparaîtrait, et nous reconnaîtrions que notre responsabilité morale s’étend aussi aux animaux.

Pour vous, il ne s’agit pas seulement de responsabilité. « Les animaux ont des droits » tel est le titre de l’un de vos livres. De quels droits parlez-vous ?

Il s’agit avant tout du droit à la vie, du droit à l’intégrité physique et du droit à ne pas souffrir. Cela signifie la chose suivante : quand nous savons ou que nous avons de bonnes raisons de penser que les animaux souffrent, et que cela dépend de nous, nous devons leur épargner ces souffrances et nous abstenir de commettre des actes qui peuvent les faire souffrir.

Malheureusement, de telles considérations restent à l’état de pure théorie car dans la pratique, nous traitons les animaux comme des choses inanimées, même ceux dont il est avéré qu’ils sont très sensibles à la douleur. Que l’on pense à la manière dont sont traités les bœufs et les cochons dans les abattoirs !

Pour Emmanuel Kant, l’éthique concerne exclusivement les devoirs des êtres humains envers les autres êtres humains. Il ne prend en considération les actes de cruauté commis envers les animaux que dans la mesure où cela a des retombées sur l’être humain. « Car une disposition naturelle très profitable à la moralité entre êtres humains se trouve par là affaiblie et peu à peu détruite. » En d’autres termes, ce n’est pas par égard pour les animaux que les humains doivent condamner les mauvais traitements faits aux animaux, mais parce que cela se répercute sur eux. Certes, il y a des aspects de vérité dans cette conception, mais celle-ci reste très partiale. Kant est considéré aujourd’hui encore comme l’un des fondateurs de la morale occidentale. Avons-nous besoin d’une éthique nouvelle et révolutionnaire?

Non, nous n’avons nullement besoin d’une nouvelle éthique. Nous devons seulement penser jusqu’au bout l’éthique existante, et surtout, la mettre en pratique.

La théorie kantienne de l’éthique n’est qu’un point de départ parmi d’autres. D’ailleurs, en l’appliquant au pied de la lettre, elle aurait des conséquences absurdes pour l’être humain lui-même. C’est ainsi que d’après Kant, nous sommes toujours tenus de dire la vérité. Faut-il donc dire à un assassin où se cache la victime qui vient de lui échapper ?

Par ailleurs, le fait de fonder la morale exclusivement sur la raison est sujet à caution, voire dangereux.

La sensibilité à la douleur est un critère bien plus évident et beaucoup plus tangible. Car avec un peu de bonne volonté, nous savons pertinemment comment les animaux aimeraient qu’on les traite. Il suffit pour cela de se mettre honnêtement et sincèrement à leur place et de se demander comment on aimerait être traité. Et dans la plupart des cas, la réponse ne serait pas difficile à trouver, par exemple en ce qui concerne les abattoirs ou bien les laboratoires.

Les droits de l’homme sont un concept bien établi. Mais les droits de l’animal ?

Dans les deux cas, nous avons affaires à des droits fondés d’un point de vue éthique et qui sont d’origine culturelle. Au cours de notre évolution, nous avons décidé d’accorder à tous les êtres humains des droits fondamentaux. Comme chacun sait, il n’en a pas toujours été ainsi – pensons par exemple à l’esclavage ou à la discrimination des femmes.

Le mouvement en faveur des droits de l’animal est la continuation logique et nécessaire des autres mouvements de libération qu’ont été la libération des esclaves, le combat contre le racisme ou encore l’émancipation des femmes.

Nous avons déjà pris conscience que la couleur de la peau et le sexe n’ont aucune pertinence d’ordre éthique, et maintenant, les humains sont de plus en plus nombreux à reconnaître qu’il en va de même pour l’appartenance à telle ou telle espèce.

Tracer une ligne historique qui va de la libération passée des esclaves à la libération à venir des animaux me semble problématique. Certes, l’abolition de l’esclavage a eu des motivations éthiques, mais c’est avant tout parce que cette forme d’exploitation n’était plus rentable du fait des progrès des forces productives que ce pas a pu être franchi. Or, l’exploitation des animaux n’a jamais été aussi florissante qu’aujourd’hui.

C’est effectivement lorsque les raisons morales et les raisons pratiques coïncident que les choses ont le plus de chance d’avancer. Et c’est justement le cas en ce qui concerne les droits de l’animal. Non seulement le spécisme est moralement abject (comme le sont le racisme et le sexisme), mais il est aussi un non-sens économique et une folie écologique (tout particulièrement quand il prend la forme de la production de viande).

Tout d’abord, en raison du détour par le corps des animaux, la consommation de viande représente un gaspillage monstrueux des ressources en nourriture de notre planète.

Si nous adoptions une alimentation végétarienne, autrement dit si nous nous nourrissions directement des végétaux au lieu de les donner aux animaux pour ensuite manger la chair de ces derniers, nous pourrions nourrir dix fois plus de gens.

Qui plus est : la consommation de viande favorise aussi la paupérisation régionale des êtres humains. La surface agricole utile de nombreux pays du tiers-monde n’est plus désormais en mesure de couvrir les besoins en nourriture des populations locales, car on y produit des aliments destinés à l’élevage industriel de nos pays dits «développés».

La production de viande a des conséquences destructrices sur l’environnement du fait de la pollution des eaux et de la déforestation qu’elle entraîne. L’une des sources principales de la destruction des forêts tropicales est le besoin croissant en terres agricoles destinées à l’élevage des bœufs. Cette destruction des forêts aggrave à son tour les périodes de sécheresse, les inondations et l’effet de serre.

Les raisons qui plaident en faveur d’un arrêt de la consommation de viande sont donc nombreuses et elles ne sont pas toute d’ordre éthique, ne serait-ce que le fait que l’alimentation végétarienne et l’alimentation végétalienne sont bien meilleures pour la santé.

En disant que « c’est la morale qui passe d’abord, pas la nourriture », vous prenez la vielle sagesse populaire à contre-pied.

En réalité, notre alimentation est étroitement liée à la morale, car en choisissant notre nourriture, nous avons un pouvoir de vie ou de mort.

Durant leur vie, les non végétariens sont responsables de la mort de 6 moutons, de 8 vaches, de 25 lapins, de 390 poissons, de 720 poulets sans compter maints autres animaux. C’est en effet ce que mange l’Européen moyen au cours de sa vie.

Il est difficile de réfuter l’argument selon lequel l’être humain est par nature un mangeur de viande. Dans « Dialectique de la Nature » Friedrich Engels a souligné que « plus l’être humain en devenir s’est éloigné de la plante, plus il s’est élevé au-dessus de l’animal ».

La question de savoir ce que l’homme est d’un point de vue naturel ne revêt aucune importance dans le domaine de l’éthique. En effet, biologiquement parlant, nous sommes toujours des hommes de l’âge de pierre ; sous l’aspect organique ou physiologique, notre espèce est restée totalement inchangée depuis au moins 30 000 ans.

Ce qu’il y a d’essentiel en l’homme, ce n’est pas son socle biologique mais comment il s’est construit à partir de là. L’histoire de l’humanité tout entière, depuis l’âge de pierre, n’est pas un processus biologique mais un processus culturel. Tout ce qui nous sépare de l’homme de l’âge de pierre –de la brosse à dents jusqu’à la reconnaissance des droits de l’homme- n’est pas la conséquence d’un déterminisme biologique mais le résultat d’une évolution culturelle.

Et cela concerne aussi la question existentielle de l’alimentation ?

Cela tombe sous le sens. La consommation de viande est en totale contradiction avec la culture que nous revendiquons. C’est flagrant quand on voit des images ou bien des films sur les transports d’animaux et sur les abattoirs, et que nous essayons de concilier cela avec nos convictions les plus profondes, par exemple, l’exigence morale de ne pas exploiter ceux qui sont faibles et sans défense.

La demande croissante en viande originaire d’élevages dits biologiques montre que les êtres humains sont de plus en plus sensibilisés à cette question. Considérez-vous que cela soit la solution ?

C’est un pis-aller, un moindre mal. La production de viande « normale » signifie pour les animaux non seulement leur mise à mort mais aussi toute une vie de souffrances. La « viande biologique » constitue une évolution dans le bon sens. Avant d’être mis à morts à l’abattoir, les animaux ont au moins une vie plus ou moins agréable. C’est déjà quelque chose. Mais un moindre mal reste un mal.

En Europe, la proportion des végétariens reste cantonnée en dessous de la barre des 10%. Il est bien possible que la libération des animaux se fasse encore longtemps attendre.

En réalité, personne ne peut dire aujourd’hui comment et à quelle vitesse ce processus va s’accomplir. Il en allait de même à l’époque où l’esclavage s’est vu condamné et dépassé. Dans un premier temps, l’esclavage allait de soi, puis il fut l’objet de controverses, enfin il fut aboli. Alors ce fut la victoire de ceux qui plaidaient pour une morale universelle.

Comment comptez-vous convaincre ceux qui trouvent vos thèses trop extrêmes de vous suivre dans cette aventure?

Il faut saluer et valoriser toute évolution qui va dans le bon sens. Quand quelqu’un dont l’alimentation ne recouvrait jusqu’alors que 20% de produits végétaux s’en alimente désormais à 40%, c’est un pas dans la bonne direction. Quand un mangeur de viande devient végétarien, c’est un pas dans la bonne direction. Quand un mangeur de viande passe de 10 à 5 sandwichs au saucisson par semaine, c’est un pas dans la bonne direction. Et quand quelqu’un qui ne s’est jamais soucié de la question des droits de l’animal, commence à y réfléchir, c’est aussi un pas dans la bonne direction.
Source/Quelle: Helmut F. Kaplan
Autor: traduction Cyril Taffin de Tilques, e-mail cyrilescau@free.fr European Vegetarian and Animal News Agency (EVANA): www.evana.org

Écrit par : Valéry | 13/09/2007

le fauve c'est la matador, pas le taureau!!!depuis quand tuer est un savoir? c'est de l'ignorance, de la bêtise, l'estocade parfaite? la disparition des matadors, la vie pour les taureaux, quand a la haine
elle est chez tous ces tueurs d'innocentes victimes, pas chez ceux qui veulent que cessent les corridas

Écrit par : dominique | 13/09/2007

Bien sur monsieur vous êtes un barbare. Vous faites partie de cette humanité que l'on se réjouit de voir disparaître! "L'humanité disparaîtra, bon débarras" (titre choisit par Yves Paccalet pour l'un de ses derniers livres).
Une nouvelle humanité est occupé de "naître" et celle-ci commence à comprendre que l'animal doit être respecté autant qu'un être dit humain et que l'on avance doucement vers ce qu'a prédit Léonard de Vinci à savoir que le meurtre d'un animal sera considéré comme le meurtre d'un homme. Cette nouvelle humanité sera végétalienne ou ne sera pas!!

Écrit par : Eléonore Visart de Bocarmé | 13/09/2007

ahahahah ! bonne question !!!!
barbare n'est pas, à mon humble avis, le terme approprié. je dirais plûtot que vous êtes, comme tous ceux qui aiment assister à des scènes de torture (que ce soit la corrida ou autre chose), un malade pervers, sadique et névrosé. ce n'est pas moi qui le dit mais des psychologues dont le métier est d'étudier les comportements anormaux et les déviances humaines.
je conseille donc à tous ces malades de consulter au plus vite un médecin !!!

Écrit par : odette | 13/09/2007

Tu as tout à fait raison ! Moi aussi je suis un aficionado !


Ca me tue de lire toutes les inepties laissées par les antis-corrida, qui croivent en savoir plus que nous ...

La connerie humaine tuera l'Homme !

Écrit par : Pilipé | 13/09/2007

Cher Monsieur,
Vous êtes de la race des intellectuels aficionados et progressistes que furent avant vous Picasso, Leiris, Bataille, Dubuffet, Cendrars ou Cocteau.
Vous illustrez à merveille la rencontre (souvent fertile) entre l'intelligence, la sensibilité et la corrida.
Tanpis pour ceux qui ne voient là que de l'antinomie.
Olé!!

Écrit par : Nathalie | 14/09/2007

allez tous donc lire cela , ici :
http://fragilite.wordpress.com/2007/09/10/course-a-la-mort/

(ce n'est pas sur mon blog , mais ce texte sur la corrida est profond, au-delà de 'c'est pas beau de tuer un animal avec delectation)
il est nécessaire parfois de tenter de savoir pq il y a fascination de la mort, du spectacle de la mort

Écrit par : zigzag | 14/09/2007

allez, encore une couche, c'est trop marrant à faire, surtout que nous, nous ne sommes pas grassement payé pour anonner "sa" vérité dans les média !!!!

Quelle pauvreté de l’argumentation de la part d’un prof de philo !!! Vivement le dégraissage du mammouth, hein !! Depuis mon modeste appart Angloy, à deux pas de Bayonne « villeuh taurineuh » comme le dit la pub et après une bonne journée de boulot très manuel, je tombe sur ce petit tas de mots si débiles que je me sens, dans un élan magnanime ayant pour but de faire avancer la conscience humaine ( et ouaip, même les ouvriers peuvent péter au-dessus de leur cul !!) le devoir, si si, de tapoter sur mon clavier un petit truc. Genre réponse par thème, ou tout comme.

_Que serait l’art sans la corrida ?
Et oui, que serait l’art sans la guerre, les meurtres, que serait Céline sans le nazisme, Derrida sans l’humanisme ? Réduire Hemingway à son goût pour l’alcool, la chasse, la mise à mort, son narcissisme, pourquoi ne pas faire un ode au suicide aussi alors ! L’ode au meurtre de nourrisson du marquis de Sade !! Il faut assumer la licence artistique jusqu’au bout mais pas la travestir aussi pauvrement.
_Le taureau préfère mourir en combattant qu’à l’abattoir ?
Symbole d’une mise en abîme du courage de l’animal par la grâce incommensurable que lui fait l’homme de le tuer pour une autre raison que de se nourrir. C’est vrai enfin, nous ne sommes pas des bêtes, nous vivons dans le langage et les symboles !!
Youpi, il nous fallait des aficionados avinés capable de parler des heures des petits pas chassés d’un gars en moule-burnes rose pour nous en faire part !! et de faire cingler une exquise poésie servit par un style si viril, si poignant sur les pages de quotidien régionaux se masturbant régulièrement sur la nécessité de rester entre gens de même extraction. Hélas, que de talents cachés !!
_Cette race de taureau ne survit que grâce à la tauromachie ? la belle affaire, comme la Holstein pour la lait mais pas comme l’Armoricaine qui a faillit disparaître sur l’autel de la modernité !! Heureusement que de dangereux « écolos » la font vivre quitte à la faire mourir honteusement (poauh, l’abattoir froid versus la flamboyante mise à mort ) pour nourrir les hommes ( même si certains peuvent, par choix, par non-choix, et bientôt peut être par nécessité, décider en conscience - action typiquement humaine, que c’est agaçant, n’est-ce pas?- de ne pas se nourrir de viande). Bref, et alors, s’émeut-on de toutes les espèces si « utiles » et qui n’ont pas besoin de se faire massacrer longuement sous les « ola »d’une foule en délire pour mériter notre empathie ? (ce mot aussi, manifestement, ne vous va pas au teint si les animaux peuvent en bénéficier, quelle dépravation !! )
Bref, les zoolâtres tauromachiques s’époumonent « les oreilles !! », et la queue ?

Et encore, on a raté le laïus sur le superbe écosystème préservé grâce à cet élevage !! ouarf,ouarf !!

_Quand à la culture qui se perd, avec la larme à l’œil du petit bourgeois face à son bon plaisir malencontreusement prit pour « la »liberté, toute une pensée unique qui se morfond dans ses certitudes !! Et bien il est vrai que de critiquer une tradition est la marque d’un esprit malsain, marqué par le malin qu’il faut combattre en clouant une chouette à la porte de la grange. D’ailleurs, depuis que l’on ne mutile plus le torcol pour faire venir l’amour, nous vivons dans un monde de brute !!
A quand le retour des ânes jetés du haut des clochers, cela changerait de la Nintendo pour éduquer nos chères têtes blondes ? Les pauvres petits désoublient la notion de souffrance, plus de cochon qu’on égorge en famille, vraiment tout se perd, heureusement que l’on voit des meurtres, des viols, des pédophiles toutes les minutes à la télé. Sinon, comment apprendrons-nous à ces pauvres petits êtres si purs que nous ne vivons pas chez les Bisounours et que surtout, surtout, répétez bien notre façon de vivre, la plus estimable de tout l’univers !!
Je me demande si l’on se pose la même question quand on commande un meuble en teck pour sa piscine où l’on pourra se rafraîchir avec délectation après une bonne boucherie, « mais que deviennent les traditions de ces arriérés de Malaisiens que l’on exproprie ? »
Ouch, une larme dans la sangria, le bonheur est gâté !!
_Y a d’autres causes plus urgentes dans le monde.
Ben justement, où est le mal de critiquer une telle façon de perdre son temps !!!
Y a pas urgence à valoriser aussi d’autres penchants naturels que tout homme, dans son incommensurable et intrinsèque intelligence, possède ? Se tient-on plus chaud en voyant cet animal si misérablement tué par toute cette fanfreluche ? Ne faisons-nous vraiment qu’un en accumulant tout ce que la bigoterie de pacotille peut engendrer !! c’est cela le « reste » du culte des anciens dieux ? c’est cette incroyable arrogance puante qui symbolise la force d’un peuple ? Quand on « aime » les animaux, on « aime » pas les hommes, qui peux bien donner crédit à ça ? le picador et son cheval ? Le chasseur et son chien ? ah, bizarre ces exemples, non ? c’est vrai qu’il y a des frontistes n’aimant pas la corrida, et des frontistes afficionados. Pas cool, le monde est vraiment trop complexe, vite, une petite novillada et je reprends espoir pour le futur !!
Allez, allez, nous avons heureusement beaucoup d’autres exemples de part le monde (cet espace hors de l’arène) de bravoure, d’amour, d’unité, de partage et de beauté comme de haine, d’ignorance et d’insoutenable.
Alors oui, le sentiment d’impunité surpasse presque tout les autres, oui, la haine de l’autre est sûrement le sentiment qui soude le plus un groupe et alors, s’arrête-t-on à ce constat ? Nos 7000 ans d’histoire, de réflexions doivent déboucher sur un arc-boutement, sur une petite lubie « qui vient du plus profond de l’âme du sud » (du sud de quoi d’ailleurs, Bayonne, le sud de l’Andalousie sûrement ? ha, satané point de vue qui peut changer !!).

Je m’attendais à mieux de la part d’un aficionado : la chaleur de l’arène, l’odeur suave et âcre la terre battue mêlée au sang, la sueur des ses amis et voisins de siège, les sonorités sublimes des bandas, la résonance des grosses caisses, ces discussions si futiles mais si nécessaires entre inconnus, si liés par une même passion, le plaisir de faire partager toute une chorégraphie à son petit dernier, sortir et célébrer le vin et son terroir, la bonne société se montrant au bon peuple, enfin, des dizaines d’autre raisons mais non, même pas.
Peut-être parce que de savoir que tout cela ne tient qu’à la mise à mort d’un animal anthropomorphisé, drogué, blessé, excité tout sauf libre.
Cela n’a pas la même saveur qu’un jeune Cordobes, seul, bravant la colère de éleveurs, face aux taureaux en plein champs et en pleine nuit, face à face intime ritualisé jusqu’à en devenir ridicule en plein jour !!
Ne reste que la répétition du simulacre pour se convaincre que rien ne change, que la vie est rassurante au milieu de ses certitudes. Quel ennui !
Et pourquoi se cacher (Nicolas a bien décomplexé la droite) le plaisir de tuer, de voir souffrir, c’est tout à fait humain comme sentiment pourtant !
Pourquoi pas non plus y voir là la capacité à regarder un être vivant souffrir inutilement et loin de ses terres et pourtant ressentir autre chose qu’un sentiment de gâchis. On dit « se forger l’âme », « s’endurcir » enfin, en tant que spectateur seulement, comme on s’amassait pour voir une pendaison. Catharsis, ouf c’est bien fait pour lui, ouf c’est pas moi…voir la mort, c’est une passion, thanatophiles de tous les pays, levons le bras (droit !) !! Aimer ses semblables, protéger, aider, comprendre, tous ses sentiments sont peut-être trop gnangnans, dévalorisants.
_Tradition ? alors pourquoi s’offusquer de la lapidation afghane, l’enfanticide amazonien (quel horreur, cette amalgame est honteux. Ouaip, ouaip j’entends d’ici), il faut garder tout ça, c’est l’âme du peuple de l’est, de l’ouest sinon, c’est l’acculturation, la mondialisation des comportements, et blabla. Bien sûr, tout est figé, personne ne moufte, surtout pas ceux qui critiquent de l’intérieur.
N’y voir qu’une beauté factice, une mort scénarisée comme la quintessence du courage de la bête et de l’homme, de l’homme fardé comme un animal en pariade et d’une bête à qui l’on prête des sentiments humains !! C’est tout aussi explicable au commun des mortels n’ayant pas fait hypokhâgne !! Comme il est facile d’expliquer que l’on prête des sentiments humains aux taureaux, qu’on le bourre de symbolisme, mais que, au grand jamais, la même empathie nous fasse ressentir la souffrance, l’injustice, voir la haine, non, ça, y’ a pas droit. Par contre, on peut se foutre de la gueule de la mémère qui parle à son chat, et oui, elle, elle est un peu fofolle la mamie. Et donc, puisque le taureau symbolise l’autre, le courage que nous désirons sentir couler dans nos veines, ne parlons même pas de ces tarés qui voient dans l’ours l’âme de la montagne et dans le loup, l’esprit des forêts.

Et non, la corrida nous apprend à être des hommes, la vie est injuste, c’est un combat ou l’on élimine l’autre, préparons-nous à la guerre, vite, où est mon Uzi !!

Non, vraiment je suis déçu par l’élite de nos professeurs. Alors voilà, on va sûrement reverser après des corridas de bienfaisance (trop drôle ces deux mots accolés !) une petite aumône aux handicapés, au petit « meurt-de-faim », la charité des riches pour se déculpabiliser, sentiment très puissant aussi. Les chasseurs font bien des rond-point fleuris. C’est sûr qu’il faut bien que quelqu’un se sacrifie pour ça, tiens, je vais revendre mon quatquat pour payer un puits à ces nigériens qui triment quasi gratos pour extraire mon gasoil. (ouille, ah oui, la corrida m’a appris qu’il faut savoir faire souffrir l’autre pour me sentir libre et puissant, bon, ben je garde ma jeep et je les emmerde )

Et puis, ça fait vivre tout un économie, un peu comme le tabac, l’armement (pour nous défendre bien sûr), la drogue, le trafic d’enfants et la prostitution. Et oui, c’est vrai, on va quand même pas interdire quelque chose alors que des milliers de gens en vivent quand même, ça c’est un crime !!
Bref on parle d’art et de culture, ma définition doit être passablement erronée. Mais que fait Gunther von Hagens ? Quelle dégringolade sémantique !! Et dire que l’on se foutait de Picasso : « mon gamin dessine mieux ! » ah, Picasso, il aimait la corrida ! Il a fait le portrait de Staline aussi !
J’y voit plutôt le résultat d’un manque de culture que d’assimiler cette pantalonnade cruelle à de l’art.

Enfin bon, je ne suis pas un prof parisien, je suis né à Bayonne, coupé basque/normand avec des ancêtres scandinaves, à quelle tradition dois-je me référencer ? Dites-moi monsieur le professeur, suis-je assujetti à l’endroit où je suis né ou puis-je espérer transmuter par la connaissance, l’art et la culture, l’ineptie de ma vie sur terre ?
Non, ne me répondez pas, j’ai paumé ma muleta.


Je m’épate de pondre une aussi longue diatribe, je me sens plus détendu maintenant. La corrida à p’têtre du bon, finalement !!

Écrit par : oliviereudes | 14/09/2007

Non Monsieur, vous n'êtes pas un "malade pervers, sadique et névrosé".
Vous faites partie de ces intellectuels progressistes aficionados que furent avant vous Picasso, Goya, Garcia-Lorca, Hemingway, Leiris, Bataille ou Cocteau, et qui nous ont laissé ce qui constitue sans doute l'un des sommets de la rencontre (souvent fertile) entre l'intelligence, la sensibilité et la corrida: de véritables chefs-d'oeuvre.
Con toda mi estima

Écrit par : Nathalie | 15/09/2007

Einstein énonce : " L'être humain fait partie d'un Tout, que l'on nomme " univers " ; il demeure limité dans le temps et dans l'espace. Il expérimente ses pensées et ses sentiments comme étant séparés du reste, sorte d'illusion d'optique de notre conscience.
Cette illusion est pour nous une prison nous restreignant à nos propres désirs et limitant notre affection à nos proches. Notre devoir est de nous libérer de cette prison, et d'élargir le cercle de notre compassion à toute vie,
et à la nature entière dans toute sa splendeur. "
Il n'était pas trop "c", je crois....
Et Edison répond à votre question :"Tant que nous continuerons à faire souffrir d'autres êtres, nous serons des barbares"

Écrit par : anne-claire | 15/09/2007

Curieux...

Vous dites que vous avez elevé vos enfants dans le respects des animaux mais vous approuvez la mort inutile d'un taureau? Quelle différence entre le taureau et le chien de la maison?

Cela vous semble pourtant évident, l'un est "le meilleure ami de l'homme", l'autre...une bête sauvage qu'on peut tuer sans problème de conscience..

En d'autres temps, avec la même conviction, on parlait de charité chrétienne envers les blancs, et on massacrait Amérindiens, Africains et Aborigènes.

Que diriez-vous, si des être supérieurs d'un autre monde s'amusaient à vous tortuer, vous jugeant inférieurs à eux?

De la relativité des jugements...car être civilisés, ce n'est pas avoir de beaux mots, mais une façon de vivre respectueuse du monde qui nous entoure. Quid de celui qui aime voir le sang couler? L'esprit "jeux du cirque", est-ce votre vision de la civilisation moderne?


Coluche disait "l'intelligence, on en a toujours assez, puisque c'est avec ça qu'on juge".
Je dirais de même pour le coeur et la compassion. Si vous n'en avez pas, vous n'etes par définition pas votre meilleur juge.

Écrit par : Elisheva | 19/09/2007

Je ne comprends pas le niveau de ceux qui félicite ce barbare décomplexé...Je pense à nathalie, plus haut, qui nous sort avec la même fierté de son gout du sang:

"Non Monsieur, vous n'êtes pas un "malade pervers, sadique et névrosé".
Alors qu'est-ce qu'il est? Un homme qui aime voir couler le sang des humains est un sadique. Pour un animal, c'est différent? Dois-je vous rappeler, madame, que VOUS êtes un animal, nous le sommes tous. La seule différence est notre intelligence, dont la définition est à revoir: une "intelligence" qui nous aura permis de détruire en trois siècle une grand partie de la vie qui proliférait depuis près de 3.8 milliards d'années.

Alors ne me parler pas de supériorité de l'homme, qui lui donnerait le droit de faire ce qu'il veut de ce monde. Il n'est pas à nous. Oui, nous pouvons maitriser certains animaux mais est-ce légitime? Je peux tuer mon voisin, est-ce que cela m'en donne le droit?

Mais le summum de l'intelligence, pour vous, c'est sans doute de dire ceci: "ce qui constitue sans doute l'un des sommets de la rencontre (souvent fertile) entre l'intelligence, la sensibilité et la corrida: de véritables chefs-d'oeuvre."
Quel chef d'oeuvre fait un torero? Un cadavre? Un animal tué pour rien, c'est de l'art? Si je vous tue, je pourrai le dire au tribunal, pour être acquitté? Vous y croyez vraiment?

Même un grand artiste peut faire des erreurs (ou des horreurs). A mon tour, je pourrais vous citer d'autre grands nom: Paul McCartney, Gandhi, Einstein ou Hubert Reeves, qui curieusement ne partagent pas votre point de vue sur la sensibilité d'un pervers assoifé de sang.

Enfin, il n'est pire sourde que celle qui ne veut pas entendre...

Et pour les paroles en espagnol, on sent le niveau...Savez-vous que le plus fort mouvement anti-corrida est en Espagne? Alors associer cette belle langue, cette riche culture à des pratiques d'un autres âge, quelle bêtise.

Écrit par : Dominique | 20/09/2007

Vous écrivez : "n'est-il pas, au contraire indispensable que l'homme prenne conscience de sa supériorité sur l'animal ?"

En cela en quoi je ne peux être que d'accord avec vous.
C'est justement parce que l'Homme a la conscience qu'il manque à l'animal que l'Homme doit utiliser de ce que vous nommez supériorité pour protéger, et non pas pour exercer des sévices sur un taureau pendant quinze minutes avant de le mettre à mort en public.

Claire Starozinski
Fondatrice

ALLIANCE ANTICORRIDA

http://www.petition-anticorrida.com

B.P. 85 - 30009 NÎMES cedex 4

Écrit par : Claire Starozinski | 20/09/2007

Cher Monsieur

Dans votre avant dernier billet, vous vous interrogez sur l'opportunité de poursuivre le blog. Dans celui-ci vous choisissez un des sujets les plus émotionnels qui soient pour recevoir une volée de bois vert. Dire du bien de Sarkozy puis des afficionados ! Vous vivez dangereusement.

Cherchez vous à nous plaquer au terme d'une forte polémique ? Ou êtes vous simplement un vrai provocateur qui s'amuse de la colère qu'il génère ? J'espère que c'est la deuxième solution.

En ce qui me concerne, je continuerai d'utiliser mon abonnement aux arènes de Bayonne malgré la haine que cela suscite chez les "braves gens" qui sont vos lecteurs et que je n'aimerais pas avoir comme jury populaire si je devais passer aux assises.

Mais je ne dirai rien à personne.

Cordialement

Écrit par : Jean Gil | 20/09/2007

@Claire Starozinski: C'est la question clé qui nous préoccupe tous, celle de nos devoirs envers les animaux. Nos devoirs sont-ils les mêmes envers tous les animaux? Je crois que là ou le dialogue est impossible (même si j'apprécie que vous restiez courtoise, au contraire d'autres) c'est l'approche du taureau de combat. Vous le voyez comme une incarnation de la victime, les aficionados y voient un adversaire. A respecter mais à combattre et dont il faut, de préférence, triompher. Vous savez très bien quelle est sa spécificité et la finalité dans laquelle il est élevé. Il va mourir de toute façon (voyez ce qui se passe dans les corridas portugaises, la mise à mort a lieu loin des regards. J'estime que l'animal n'y est ni honoré, ni même respecté.)
Autre chose qui rend ce dialogue si difficile, assez bien souligné par le livre de wolff. La philosophie de la corrida n'est pas une philosophie universelle. Ce n'est pas une morale valable pour toute la vie, pour toutes nos actions, mais pour un temps donné, précisément pendant lequel le temps s'arrête, en quelque sorte...

@Jean Gil. Je ne suis pas un provocateur, j'aime seulement la liberté. Celle que je me donne et j'en profite. Merci de votre soutien.

Écrit par : Sylvain Attal | 22/09/2007

Brrrr la lesture de toutes ces interventions me fait froid dans le dos Les reponses en miroir des uns et des autres sont autant de violences faites a ce nouvel humanisme auquel certains semblent vouloir acceder et tout autant a ceux qui revendiquent etre la race animal superieur

Écrit par : antimythe | 22/09/2007

"ce serait un véritable génocide"....grrr...vous, Sylvain Attal ?!! ou bien est-ce une façon de singer vos adversaires qui parle de génocide écologique et autres ????
un génocide ??? pente dangereusement négationniste, monsieur Attal...franchement surpris et choqué...la spontanéité du blog ne devrait pas légitimiter ce genres de dérapages...à moins de vouloir donner raison aux technophobes de tout poil...

Écrit par : jack | 13/10/2007

@jack: Je sais qu'on aime bien la police des mots en France (voir Fillon et le détail), mais tout de même. Je vois bien sûr à quoi vous faites illusion. En ce qui me concerne je préfère employer le mot Shoah en ce qui concerne le génocide des juifs, car il caractérise l'évènement dans sa specificité. Il faudrait trouver des mots équivalent pour le génocide arménien, tutsi etc...Car le mot génocide est précisément trop attrape tout. Il signifie aussi bien la disparition programmée d'une éthnie, d'une population humaine particulière que l'extinction volontaire d'une espèce, d'une race animale.
Le mot génocide est donc en l'espèce parfaitement choisi et approprié.
Merci

Écrit par : sylvain | 15/10/2007

Bonjour Sylvain,

barbare, adjectif
Sens 1 Relatif à toutes les personnes qui n'étaient pas grecques ou romaines [Histoire]. Synonyme étranger
Sens 2 Cruel, féroce. Synonyme brut Anglais barbaric
Sens 3 Vulgaire, inculte, grossier. Synonyme primitif Anglais barbarous
Sens 4 Incorrect. Ex Un terme barbare. Synonyme inconvenant

Je ne trouve pas que tu sois "barbare" ni au sens 1 , 2, 3, ou 4.
L'intolérance est un des principaux maux de l'humanité.
Même si je respecte la vie sous toutes ses formes, et que je ne peux approuver la mise à mort d'un animal, je cherche néanmoins à comprendre pourquoi les conditions (de vie ça n'en est plus une) d'élevage des animaux destinés à notre consommation et l'horreur des abattoirs n'interpellent pas plus la conscience humaine.
Je crois en effet que nous avons dépassé le stade du vital en absorbant tant de protéines animales, et que nous sommes plutôt dans le domaine du "plaisir" , sensiblement malsain, de se féliciter de dévorer tant de rôtis, côtelettes, steacks, et autres gigots ... et que nous assimilons dangereusement la faune aux recettes culinaires.
La tradition du spectacle de la corrida me paraît flirter avec un besoin très légitime de réunion, presque de communion, et d' admiration, d'une population existante, pour quelques héros courageux, qui atteint probablement ( je n' ai jamais assisté à une telle manifestation, si ce n'est quelques bribes proposées par les médias) une dimension artistique .
Si seulement l'on supprimait la mise à mort ...

Écrit par : Corinne Tiger | 31/10/2007

Autre sujet :

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39- href="mailto:33030354@7">33030354@7-37,0.html

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/288434.FR.php

http://www.europe1.fr/informations/articles/758113/sarkozy-sera-nettement-mieux-paye-en-janvier.html


Je m'interroge ... mieux, je t'interroge ... quelque chose m'échappe ...

justice, nom féminin
Sens 1 Respect du droit d'autrui. Synonyme équité Anglais justice
Sens 2 Capacité à rendre le droit [Droit].
Sens 3 Ensemble des juridictions [Droit]. Synonyme tribunal Anglais the law
Sens 4 Caractère de ce qui est juste. Synonyme bien-fondé

Écrit par : koryn | 31/10/2007

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